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Le manager général du RSC Anderelcht Herman Van Holsbeeck a tenu une conférence de presse lundi matin au centre d'entraînement de Neerpede, au lendemain de la 4e défaite en dix matchs de championnat cette saison, 0-1 contre Courtrai. La position de l'entraîneur le Néerlandais John van den Brom n'est pas menacée et un élément comme Lucas Biglia manque à l'équipe, ont été les éléments soulignés par Van Holsbeeck.

"Nous avons décidé dès le début de la saison de laisser partir les piliers (Mbokani, Jovanovic, Biglia, ndlr), parce que nous étions arrivés à la fin d'un cycle", a déclaré Van Holsbeeck. "Maintenant, nous avons opté pour la jeunesse, les nouveaux joueurs ont reçu leur chance. Cela se passe plus difficilement que prévu et nous devons donc tous ensemble subir les conséquences de notre choix et resserrer les rangs. Ce n'est pas la faute du coach."

Gillet et Cyriac ont été particulièrement pris à partie par le public dimanche contre Courtrai. "Quand je suis entré dans les vestiaires, j'ai vu ces deux garçons. Les larmes n'étaient pas loin. Surtout Cyriac a perdu totalement confiance. Pourtant, il est sur la bonne voie après deux graves blessures. Mais attention: comme joueur d'Anderlecht, tu es bien payé et tu peux rouler dans une grosse Mercedes, donc tu dois aussi pouvoir supporter la critique. C'est lié."

Anderlecht manque avant tout d'un patron sur le terrain, quelqu'un qui porte l'équipe, estime Van Holsbeeck. "Il y a beaucoup de potentiel dans ce jeune groupe, mais quelqu'un comme Biglia nous manque énormément. Il n'a toujours pas été remplacé. Nous avons à son poste Milivojevic, mais celui-ci est encore jeune et a besoin de temps pour s'adapter. Nous chercherons du renfort en janvier, en particulier au milieu du terrain. Je ne vois personne en Belgique qui peut faire oublier Biglia et donc nous allons devoir chercher à l'étranger. Nous serons en play-offs et nous continuons à lutter pour le titre."

Que compte faire Van Holsbeeck durant la trêve internationale? "Je vais m'asseoir avec certains joueurs et leur parler. Quelqu'un comme Milivojevic, par exemple, qui connaît pour la première fois dans sa carrière un creux, pourrait profiter d'une discussion. J'ai dit ce matin à John van den Brom qu'il devait maintenant limiter le retard avec les concurrents. John est encore un jeune coach qui connaît cette situation pour la première fois et donc doit être soutenu. C'est dans le besoin que l'on connaît ses amis, et bien: nous sommes les amis de John."