Football Tracassé et plus en retrait qu’à l’habitude, le président Vanden Stock est conscient que cela pourrait être son dernier voyage avec le RSCA.

Quel hasard : Celtic - Anderlecht est le 200e match européen pour Roger Vanden Stock (75 ans). Un joli chiffre rond qui pourrait boucler sa carrière européenne de 21 saisons. Mais on n’en est pas encore là. Il est possible que Vanden Stock garde sa fonction de président, quel que soit le repreneur du club.

8h20, lundi matin. Accompagné par son épouse (Kiki), son cousin (Philippe Collin), son lieutenant (Herman Van Holsbeeck) et toute sa famille anderlechtoise, Roger Vanden Stock se présente au comptoir de SN Brussels Airlines.

Généralement , il fait un grand tour pour saluer tous les passagers qui monteront à bord du charter. Lundi, il ne l’a pas fait. Il avait l’air pensif. L’avenir de son bébé, le RSC Anderlecht, le tracasse. Faut-il vendre le club ? Dans sa totalité ? Quand ? À qui ? Vanden Stock doit bientôt prendre la décision la plus importante de sa carrière.

Hier soir, au repas officiel du club, Vanden Stock allait prendre, et ce pour la première fois, la parole depuis que les bruits de revente ont fait leur apparition dans les médias. Au moment du bouclage de cette édition, Vanden Stock n’avait pas encore parlé (voir dhnet.be).

Mais d’abord : place au foot. Anderlecht s’est pris des claques, en Ligue des Champions. Zéro point et une différence de buts de 17-1 avant le dernier déplacement : ça aussi, ça fait réfléchir Vanden Stock.

Avec le budget actuel de 45 millions d’euros, il est impossible de se mesurer aux champions des autres grands pays. Même le Celtic, champion d’un plus petit championnat que notre Pro League, s’est montré trop fort à l’aller (0-3).

Il faut qu’un miracle ait lieu, ce mardi soir au Celtic Park, mais même l’éternel optimiste Vanden Stock n’y croit pas vraiment. Le Président mérite toutefois qu’Anderlecht quitte la scène européenne par la grande porte.