Football

ENVOYÉ SPÉCIAL À MONTREUX

Ça y est. Le coup d'envoi de l'Euro 2008 (du 7 au 29 juin 2008 en Suisse et en Autriche) a été donné. Et les Diables Rouges ne peuvent pas se plaindre. Le Portugal, la Pologne, la Serbie, la Finlande, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et le Kazakhstan ne sont pas des pays imbattables, même si les trois premiers se sont qualifiés pour la Coupe du Monde. «Je suis satisfait, disait Vandereycken. Puisque le Portugal était tête de série, il est favori. Mais il faut voir comment ce pays va évoluer après le «Mondial». Nous pouvons nous qualifier. Cela aurait pu être pire. Je suis content d'avoir évité les plus gros morceaux.»

Vandereycken avait raison. La Belgique a évité la France, l'Angleterre, la Hollande, l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie. Le groupe B avec la France, l'Italie et l'Ukraine, par exemple, est le «groupe de la mort». Mais le groupe A de la Belgique est le seul qui compte huit pays, dont l'Arménie, le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan, des anciens états soviétiques qui ne sont pas tous aussi agréables à visiter.René Vandereycken, qui a l'habitude d'analyser minutieusement tous ses adversaires, passera plus de temps dans l'avion qu'à la maison. «C'est peut-être un inconvénient de rencontrer des pays qui sont difficilement joignables, disait le sélectionneur. Mais on devra rassembler le plus d'informations possible. Par exemple: devons-nous y aller en hiver ou en été? (En rigolant) Il faudra aussi que je commande une plus grande antenne satellite...»

Le sélectionneur du Portugal, Felipe Scolari, est partisan de combiner deux matches en quatre jours dans ces pays de l'est, mais Vandereycken semble plutôt réticent. «Le passé a démontré que ce n'était pas une bonne solution. Le voyage dans les Balkans de 1984 (NdlR: avec une défaite en Albanie 2-0 et un 0-0 en Grèce, alors une petite nation du football) en est un exemple. Je me rappelle que le groupe n'était pas partisan de cette formule. D'ailleurs, je ne connais pas la distance entre ces pays. La géographie n'était pas ma meilleure branche à l'école.»

Le seul point négatif du tirage: la présence de la Serbie -à nouveau! - dans notre groupe. «Oui, c'est peut-être un inconvénient, mais ne nous plaignons pas, lançait Vandereycken. Il y a cinq ou six pays qui peuvent «chiper» des points de l'autre. Un autre point moins positif: la présence de huit pays dans notre poule. A sept, on aurait pu jouer quelques matches amicaux supplémentaires, en fonction de nos adversaires.»

Conclusion: la Belgique a toutes ses chances de terminer au moins deuxième dans son groupe et de décrocher sa première qualification depuis l'Euro 84 en France (en 2000, la Belgique était qualifiée automatiquement). «Parce que le groupe est très équilibré. Je vois des possibilités, mais il faudra répondre à un critère: la Belgique devra bien jouer elle-même.»

© Les Sports 2006