Vandereycken fait monter la tension

Yves Taildeman Publié le - Mis à jour le

Football

Le passé l'a suffisamment prouvé : un entraîneur fédéral qui commence à faire la guerre avec la presse, ne fait plus long feu. Il serait exagéré d'employer le terme "guerre" à l'heure qu'il est, mais en tout cas, hier, René Vandereycken a fait monter la tension.

Ainsi, il a nié avoir insinué, après le match contre la Finlande, qu'il jetterait l'éponge et qu'il en avait marre de l'Union belge. "La majorité des journalistes a interprété mes mots incorrectement. Comme souvent. Et puis, on s'étonne que je parle si peu... Soit, je ne vais pas vous donner l'interprétation exacte. Cela me coûterait trop d'énergie." Bizarre. N'avait-il pas fait la comparaison avec son époque à Twente, où il avait refusé une prolongation de contrat parce que le club avait attendu trop longtemps avant de lui faire une proposition ? Dans une interview à Radio 1 à la VRT, Vandereycken s'est quand même expliqué à ce sujet-là. "Malgré le fait que j'étais en fin de contrat, Twente a quand même joué la finale de la Coupe des Pays-Bas. Je vais me donner à fond pour les trois derniers matches."

Mais dans quelle entente avec les médias ? Hier, il reprochait aux journaux d'avoir fait volontairement des analyses négatives.

"Pour moi, on a fait un pas en avant contre la Finlande. Je n'ai pas compris les intentions défensives de la Finlande, et notre jeu offensif a été freiné par le terrain. Celui qui n'a pas vu cela, n'a pas voulu le voir. Je comprends que les gens dans la rue soient déçus. Ils sont influencés par vos commentaires."

René Vandereycken félicitait les joueurs pour leur analyse (terrain, jeu défensif des Finlandais) - et il décrétait un entraînement... à huis clos pour aujourd'hui, le jour avant le match contre l'Arménie. Pour ennuyer la presse ? A vous de juger.

En tout cas, hier, René Vandereycken a purement et simplement refusé de s'entraîner sur le terrain habituellement réservé aux Diables Rouges au centre national de Tubize. La raison ? Il n'était plus assez bon pour son équipe après le passage, en matinée, des Espoirs suédois. Il a donc pris le "ground" réservé aux hommes de Jean-François de Sart, priés eux de s'entraîner sur le principal...

Yves Taildeman

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