Football Hein Vanhaezebrouck a taclé ses joueurs, leur envie et… les arbitres belges.

Hein Vanhaezebrouck avait ce sourire dont il a le secret. Un rictus qui signifie que, comme à sa belle époque en défense, il va tacler. Sans avoir besoin de questions, il a attaqué ses gars de front.

"Mes joueurs ont été trop braves. Incroyablement trop braves. Ils n’y étaient pas dans les duels et étaient en deçà de leurs capacités. En fait, seul mon gardien (Matz Sels) est difficilement critiquable car il n’a pas eu énormément de travail."

C’est surtout le manque de dash dans les duels qu’il fustigeait. "Contre une équipe allemande, tu dois y aller comme si tu y jouais ta vie. En utilisant, les bras, les jambes, tout. On est en Ligue des Champions et à part les semelles, tout est autorisé."

Une déclaration flairant bon la petite pique envers l’arbitrage belge. "Mes joueurs ne sont pas habitués à une telle intensité. En Belgique, ce match aurait été sifflé autrement et les fautes auraient été plus nombreuses. Il faut être aveugle pour prétendre le contraire. On punit tout chez nous et ça nous pénalise. Le contact entre Depoitre et Dante n’est pas sifflé. En Belgique, il le serait. Mais bon, nous avons été nuls dans les duels."

La seconde période reprenait sous de meilleurs auspices avec plus d’envie. "Mais après, tu fais une énorme erreur. Une mauvaise passe en retrait peut arriver mais il faut défendre derrière. Là, il (Mitrovic) laisse filer le ballon. On a le couteau entre les dents et tu fais ça ! Puis, le 3-0 tombe. Et si nous n’étions pas une équipe physiquement solide, nous en prenions 5 ou 6."

Hein Vanhaezebrouck a souligné l’apport de ses remplaçants et la qualité des dernières minutes. "Mais alors, pourquoi seulement jouer 15 minutes ? Je respecte mes gars, ils ont fait de grandes choses et ils ont obtenu du crédit. Mais il n’est pas éternel. J’ai vu de bonnes choses chez les remplaçants et peut-être que certains devront réfléchir un peu."

L’énervement ne laissait d’ailleurs aucune place à l’espoir. "Nos chances de qualification ? O % Si nous jouons comme aujourd’hui. Si nous sommes au top et qu’on marque en premier, ça pourrait changer les choses mais nos chances sont proches du néant."