Football

Le conditionnel est toujours de rigueur lorsqu’on évoque la mort de l’Excelsior Mouscron, mais tous cherchent déjà une solution pour sauver le football mouscronnois à la dérive. La piste la plus sérieuse est que l’Excelsior Mouscron rebondisse sur le matricule du Racing Péruwelz, un autre club du Hainaut qui vivote en Division 3. Péruwelz cherche désespérément des infrastructures dignes de ce nom et Mouscron veut un matricule pour, au moins, sauver ses jeunes. Les deux clubs pourraient donc facilement trouver un terrain d’entente plutôt que dépérir chacun de leur côté.

Mais la chute du club phare de Mouscron est l’occasion d’aller plus loin dans cette optique de rapprochement en créant un club de Wallonie picarde capable d’ambitionner à court terme une place en Division 1. Pour cela, la logique doit prédominer sur les esprits de clocher encore très présents dans cette région. Ce n’est pas le grand amour entre Mouscronnois et Tournaisiens. Mais, pour créer une véritable dynamique footballistique dans le Hainaut occidental, dirigeants de club et politiques doivent se mettre autour de la table avec un projet concret.

Tous les facteurs sont présents pour que cela fonctionne. Mouscron possède l’un des meilleurs centres de formation du pays. Celui-ci va disparaître s’il n’y a pas un club de Division 1 ou 2 en haut de la pyramide pour attirer les jeunes. Tournai est un club sain et ambitieux. Il pourrait donc prendre le Futurosport sous son aile et permettre à celui-ci de continuer son activité. Péruwelz, qui n’a ni jeunes ni ambitions, pourrait rejoindre ce trio et former ainsi un FC Wallonie picarde plus cohérent. D’autant que le temps ne presse pas pour une fois. Les clubs ont jusqu’à la fin de la saison pour se mettre d’accord en mettant l’ego de chacun de côté.

Au FC Tournai, le secrétaire Jean-Michel Caïnk ne nie pas l’existence d’un embryon de projet. "C’est vrai, nous avons parlé du principe de créer un grand club dans la région. Mais actuellement, il n’y a rien de concret. Laissons passer l’orage Je suppose que, vu les conditions, nous allons nous rencontrer dans les prochains jours." A Péruwelz, seul le cas des jeunes a été abordé: "Il faut étudier un partenariat avec les jeunes. Je ne suis pas contre le fait de voir les meilleurs jeunes de la région aller se former dans un centre, même si c’est à Mouscron."