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Le Real Madrid a pris une sérieuse option sur la qualification pour la finale de la Ligue des Champions en battant le FC Barcelone (2-0) dans son antre du Camp Nou, terrain où le Real ne s'était pas imposé depuis 19 ans.

Le FC Barcelone, qui évoluait sans Rivaldo, s'est présenté avec un profil offensif face à un Real qui alignait une atypique défense à cinq.

A domicile, devant un Camp Nou bondé, le Barça prit la direction des opérations, le gardien madrilène Cesar sauva des pieds un face à face avec le Néerlandais Patrick Kluivert, qui venait de tromper la vigilance des trois défenseurs centraux madrilènes (7-ème).

A la 12-ème, les supporters catalans crurent au but, mais la tête de Luis Enrique sur un corner de Rochemback échoua sur la transversale. Le Real répondit par un contre lancé par Ivan Helguera mais Bonano, le gardien argentin du Barça, gagna son duel avec Raul (13-ème).

Le Barça continuait son pressing mais sans se montrer réaliste lors du dernier geste. Le match haché par de nombreuses fautes, avec des joueurs fébriles commettant de nombreuses imprécisions, baissa ensuite de niveau et d'intensité.

Le Barça, qui contrôlait le milieu de terrain, relança la machine en seconde période, mais les tirs de de Luis Enrique (50-ème) et Motta (53-ème) ne perforèrent pas la muraille blanche.

Et, à la 55-ème minute, le Barça se fit cueillir en contre. Raul adressa une magnifique passe en diagonale pour Zinedine Zidane qui après un sprint de 40 m trouva la lucidité pour lober Bonano d'un magnifique coupe de patte.

Les occasions se multipliaient. Une tête de Luis Enrique, sur un nouveau centre d'Overmars, passa à quelques centimètres de la cage de Cesar, battu (56-ème). Le gardien espagnol repoussa ensuite un tir à bout portant de Saviola dans un angle fermé (60-ème).

Le Real profitait lui des boulevards en contre: Guti gâcha une énorme occasion dans les 6 mètres (59-ème), Abelardo doubla son gardien sur une action entre Raul et Makelele (62-ème), Bonano stoppa deux tentatives de Solari (78) et Guti.

Fatigué, le Barça ne trouvait plus de solutions et multipliait les tirs de loin et dans les arrêts de jeu, le Britannique Steve McManaman, entré quelques minutes plus tôt, consolida la victoire du Real sur une passe de Flavio Conceiçao.