Football Cela fait belle lurette que Marcin Wasilewski n’accorde plus d’interview à la presse belge. Lundi, lors de la réception presse-joueurs post-titre, il a encore refusé, poliment mais fermement. Le défenseur polonais estime que les journalistes ont tout fait pour l’enfoncer. Wasyl n’a, par contre, rien à reprocher à la presse de son pays. Récemment, il s’est livré dans un long entretien dans le numéro du mois de mai du mensuel Magazynie Futbol, relate La Dernière Heure.

L’Anderlechtois y évoque de nombreux sujets, à commencer par le tournant de sa carrière. Le choc entre Axel Witsel et lui le 30 août 2009. Résultat : une double fracture ouverte de 8 centimètres du tibia au péroné. “Il m’a fallu un an et demi pour retrouver mon niveau de jeu” , regrette-t-il. “J’ai perdu les meilleures années d’un footballeur, entre 29 et 31 ans, à cause de lui.”

Avant cette terrible blessure, Marcin Wasilewski avait un objectif de carrière bien précis. “Mieux que ça, c’était même mon rêve absolu de joueur : je voulais évoluer en Angleterre, découvrir la ferveur de la Premier League. Avant ma longue absence, je sais que des clubs britanniques me suivaient. J’y croyais donc. Aujourd’hui, j’ai dû abandonner cet espoir. Je sais bien que les clubs recherchent avant tout des jeunes, pas un gars de presque 32 ans comme moi. Je me contente de suivre cette compétition à la télévision. Le temps a fait son œuvre et je suis plus proche de la fin de ma carrière que du début. Il faut être lucide...”

Quand le journaliste polonais lui demande s’il a pardonné à Axel Witsel, deux ans et demi plus tard, la réponse de Wasyl est très claire : “Non, je ne peux pas. Il a brisé mon rêve. Cela dit, l’épisode est clos dans ma tête. Mon avocat et moi avons envisagé de le poursuivre (NdlR : il ne cite jamais le nom d’Axel Witsel dans l’interview) mais on a finalement abandonné l’idée en voyant que je pourrais quand même rejouer au football.”