Football René Weiler a convaincu la direction que son groupe est assez fort pour être compétitif en Europe et en playoffs.

Ce samedi 18 mars, Anderlecht fêtera les 20 ans de son dernier quart de finale en Coupe d’Europe. Ce soir-là, en 1997, le Sporting avait été battu de justesse par l’Inter Milan (2-1), après le 1-1 de l’aller. Youri Tielemans est né au mois de mai de cette année-là, Leander Dendoncker avait deux ans, Olivier Deschacht signait sa première carte d’affiliation à Anderlecht. Ce soir, Anderlecht peut atteindre le même stade de cette même Coupe, bien qu’elle ne s’appelle plus la Coupe UEFA, mais Europa League. Il suffit de consolider le 0-1 du match aller à Nicosie. Et que les supporters soient rassurés : Anderlecht veut se qualifier !

La semaine dernière, à Chypre, le doute régnait. Pas au sein du groupe des joueurs mais au sein de la direction. Est-ce que l’équipe pourrait gérer deux compétitions, en sachant que le titre et les millions de la Ligue des champions sont prioritaires ? Le prestige était secondaire, comparé au financier. Aujourd’hui, le ton a changé. "Vu notre palmarès et notre statut, on se doit de jouer les deux compétitions à fond…" dit Herman Van Holsbeeck. "On ne cherchera pas d’excuses si on échoue. J’en ai parlé avec notre président, Roger Vanden Stock. Il m’a dit qu’on ne s’était plus qualifiés pour les quarts depuis 1997. Quand vous avez l’occasion d’accéder à ce tour, il faut la saisir."

D’où ce changement de point de vue en une semaine de temps ? L’homme qui a convaincu la direction de la force de son noyau s’appelle René Weiler. Van Holsbeeck : "Il en est persuadé que son noyau est suffisamment large pour être performant sur deux tableaux."

Depuis la trêve, Weiler fait tourner son effectif comme Michel Preud’homme la saison passée. Sa conclusion : à presque toutes les positions, il a deux joueurs de même valeur.

Quelques exemples. Boeckx ou Ruben. Appiah ou Najar. Kara ou Spajic. Nuytinck ou Deschacht. Tielemans ou Trebel. Chipciu ou Bruno ou même Acheampong dans certains matchs. Hanni ou Stanciu. Seuls Obradovic et Dendoncker sont difficilement remplaçables pour le moment. Et Kiese Thelin n’est pas un Teodorczyk. Mais Anderlecht est prêt à jouer au moins douze finales en huit semaines.

Pourvu que l’Apoel ne gâche pas la fête, 19 ans et 363 jours ans après la visite au stade Guiseppe Meazza de Milan. En tout cas, c’est bel et bien son équipe A que Weiler titularisera.