Football

Le message de René Weiler aux joueurs, mais aussi aux supporters, et finalement à tout le monde, intra et extra muros, c'est que la qualification d'Anderlecht pour les quarts de finale de l'Europa League de football est encore loin d'être assurée. En deux mots: "Attention danger ! "

"Gagner le match aller 0-1 à Apoel Nicosie constituait évidemment une très bonne affaire", admet-il. "Mais il ne s'agit en aucun cas d'une garantie. L'adversaire n'a pas le choix. Il doit en effet l'emporter et donc marquer au moins un but. Ce sera son objectif en montant sur le terrain, et il va tout faire pour l'atteindre, ce qui n'est pas forcément rassurant. D'autant qu'il récupère son buteur Pieros Sotiriou, suspendu à l'aller, et qui a encore marqué ce week-end (le but de la victoire, 0-1, à l'Anorthosis Famagouste, ndlr). Apoel n'a certes pas montré grand chose la semaine dernière, mais je sais qu'il est capable de beaucoup mieux. Enfin on est prévenu. Tout le monde est conscient que ce sera très difficile, mais vu la bonne mentalité et la confiance du groupe, je suis optimiste..."

A l'inverse d'Apoel, Anderlecht n'est de son côté pas obligé de marquer. "Non, et on a une équipe capable de tenir le zéro derrière", rappelle Weiler, "maintenant à domicile et compte tenu de notre vocation offensive, on tentera quand même nous aussi d'en inscrire au moins un. Cela faciliterait les choses, mais on ne perdra jamais de vue qu'il n'y a pas d'obligation..."

Anderlecht ne s'en cache plus depuis qu'il a sorti le Zenit en seizième de finale, il va jouer à fond la carte de cette Europa League, en dépit de son ambition tout aussi officiellement affichée de reprendre le titre national à Bruges au terme des play-offs 1.

Mais jusqu'où peut-il espérer aller en Coupe d'Europe ?

"Pourquoi pas jusqu'au bout ?", se lance hardiment René Weiler, avant d'aussitôt atténuer le propos. "Mais je ne devrais pas dire ça avant d'avoir atteint les quarts de finale (une première depuis 1997 pour Anderlecht, ndlr). Si c'est le cas jeudi il sera temps d'y penser plus concrètement. Et encore, vous savez bien que je ne vois en général pas beaucoup plus loin que le prochain match. Donc ce n'est pas vraiment d'actualité pour le moment. Plus tard on verra. Cette saison peut se terminer en apothéose historique. Mais on peut aussi tout rater, même si ce n'est pas la tendance aujourd'hui. Le foot c'est comme ça. Mais le baromètre est au très beau temps, et j'espère qu'il va le rester encore longtemps...", conclut René Weiler.


"On va jouer le coup à fond", promet le capitaine Sofiane Hanni

"90 minutes pour écrire l'histoire, rendez nous fiers !". La banderole déployée par les supporters d'Anderlecht mercredi matin à l'entraînement à Neerpede, n'a pas échappé au capitaine de l'équipe Sofiane Hanni.

"Bien sûr que je l'ai vue", a-t-il d'ailleurs confirmé en conférence de presse, à la veille du match. "Elle prouve que toute la famille mauve est sur la même longueur d'ondes".

"Oui on veut en effet écrire l'histoire (Anderlecht n'a plus atteint les quarts de finale de l'épreuve depuis 1997, contre l'Inter Milan, ndlr). On va donc jouer le coup à fond. L'entraîneur nous l'a encore rappelé, mais on sait très bien que ce sera extrêmement difficile, et qu'il ne faudra pas calculer. Je suis par exemple sous la menace d'une suspension, mais je n'en tiendrai aucun compte sur le terrain, et les huit autres (!) joueurs concernés (Frank Acheampong, Leander Dendoncker, Bram Nuytinck, Emmanuel Sowah, Uros Spajic, Lukasz Teodorczyk, Isaac Kiese Thelin et Youri Tielemans, ndlr) non plus. On sait que manquer à l'appel au prochain tour ne posera pas de problème vu la richesse de notre noyau, et que l'important c'est d'y être, même suspendu. Ce qui n'est pas encore le cas, loin s'en faut. On n'est qu'à la mi-temps, et Apoel a toujours toutes ses chances. Aucun d'entre nous ne pense que c'est déjà dans la poche. On est concentré sur l'objectif et la confiance est grande au sein du groupe auquel tout le monde est content d'appartenir, tellement on s'y sent bien. On veut gagner et se qualifier mais pas seulement pour nous. Aussi pour les supporters. On veut aussi marquer, mais on sait que ce n'est pas indispensable...", conclut Sofiane Hanni.