Football Après l’élimination au Mondial contre le Maroc (0-2), Marc Wilmots s'est exprimé face à la presse.

La liesse qui s’est emparée des 3.500 supporters marocains présents dans les tribunes du stade Houphouët-Boigny tranche avec la détresse du peuple ivoirien.

Les Éléphants viennent de s’incliner sèchement face à des Marocains qui ont plié l’affaire en 5 minutes sur un centre-tir vicieux de Nabil Dirar (25e) et un corner de Mbark Boussoufa victorieusement repris par Mehdi Benatia (30e) affichant des vertus collectives qui tranchent avec les Ivoiriens, incapables de proposer quoi que ce soit.

"C’est difficile à digérer. C’est une déception", avoue Gervinho au micro de Canal Plus. "Mais comme on dit chez nous, découragement n’est pas ivoirien."

Marc Wilmots a visiblement parfaitement assimilé le précepte. La brutalité des chiffres dessine pourtant un bilan qui rend sa position intenable : en six mois de mandat, l’ancien sélectionneur des Diables a connu la plus lourde défaite de l’histoire de la Côte d’Ivoire en amical aux Pays-Bas en mai (0-5), concédant dans la foulée à domicile un revers contre la Guinée pour le début des éliminatoires de la Can (2-3) avant de s’imposer en septembre au Gabon pour les qualifications de la Coupe du Monde (0-3), de s’incliner à la surprise générale contre le même adversaire à Bouaké trois jours plus tard puis d’être accroché au Mali (0-0) et donc de tomber contre le Maroc (0-2).

"Tout le monde est déçu, toute la Côte d’Ivoire. C’était un rêve de faire une quatrième Coupe du Monde, un objectif pour moi. On est déçu pour tout le peuple ivoirien", a lancé l’ancien attaquant tout en précisant : "J’ai appris qu’il faut se relever quand on est à terre. Les réponses à chaud ne sont jamais bonnes. J’ai pris beaucoup de temps ces six derniers mois à construire une équipe. Il y a un cycle avec des anciens qui sont sur la fin et des jeunes qui montent. C’est cette discussion que j’aurai avec ma direction, avec le Président et je verrai quel sera l’avenir."

Son futur immédiat ne passe pas par une démission. Face à une presse qui avait brandi avant le match son statut de sélectionneur le mieux payé du continent (entre 80 et 85.000), le Hesbignon s’est déjà projeté vers la suite : "J’ai adressé un message de remerciements et d’encouragement aux joueurs dans les vestiaires. Ils se sont arrachés, ils se sont battus. Je crois qu’ils ont pris un coup au moral après le second but. Le premier rêve est brisé, mais il reste le second, la Can." Dont les éliminatoires reprendront en mars. Avec Wilmots sur le banc des Éléphants ? Rien n’est moins sûr…