Formule 1

Avec les 23 points d'avance que Fernando Alonso a sur Michael Schumacher pour cent unités encore à distribuer, d'aucuns, dont Niki Lauda, estiment que les carottes sont déjà cuites pour le titre en F 1.

Alors qu'il suffirait d'une victoire du pilote Ferrari dimanche combinée à un échec de l'Espagnol, jamais monté sur le podium au Canada où il a abandonné ces deux dernières années pour que le Championnat soit relancé. L'an dernier Alonso était revenu bredouille de la tournée américaine alors que «Schumi» avait empoché la bagatelle de 28 unités.

Les Michelin ne vont pas éclater tous les ans sur le «banking» d'Indianapolis mais l'approche du grand manufacturier français sera plus conservatrice et Bridgestone partira avec les faveurs des pronostics, dans une semaine sur l'ovale d'Indy. Pas de quoi rassurer un champion du monde en titre continuant à mettre la pression sur son team Renault afin surtout qu'il ne se repose pas sur les lauriers cueillis à Barcelone, Monaco et Silverstone. «L'an dernier, nous luttions contre une équipe compétitive mais manquant de fiabilité», souligne le jeune Matador en évoquant sa future écurie McLaren-Mercedes.

Ferrari en toute confiance

«Ce n'est pas le cas des Ferrari à la fois rapides et solides. Ils seront très forts ici et aux Etats-Unis. Je continue à m'en méfier dans la course pour la couronne mondiale où j'estime que rien n'est joué. Nous devons attaquer et rester agressifs, développer la voiture, essayer de repousser nos limites course après course», martèle l'Espagnol, craignant que le retour en forme des «Flèches d'Argent» ne favorise la remontée des «Rouges» en 2e partie de saison. «L'an dernier, quand cela n'allait pas, on finissait au pire 3 e . Ce ne sera plus le cas cette année...»

Si Alonso n'a jamais goûté au champagne à Montréal, son principal rival y visera ce dimanche sa 8e victoire. «Le Canada est une de mes courses préférées», reconnaît le Kaiser. L'ambiance ici est fantastique, tant en ville que dans le paddock. On sent que la F 1 est la bienvenue.»

Un circuit atypique, presque urbain, tracé sur l'île Notre-Dame: «Cette piste est complètement différente des autres. On roule avec peu d'appui aérodynamique pour aller vite en ligne droite ce qui rend nos monoplaces assez instables lors des gros freinages. Moteurs et freins sont fort sollicités au Canada, un Grand Prix très animé. Je suis persuadé que nous serons en mesure de briguer la victoire.»

Quant au Championnat, «Schumi» croit en ses chances de décrocher un 8e titre: «Ce ne sera pas facile mais en F 1, rien n'est facile. Si Fernando a construit une telle avance, il peut aussi la perdre: c'est ainsi que nous voyons les choses. Après trois défaites, notre envie de gagner est exacerbée.»

© Les Sports 2006