Alonso relance la machine

Olivier de Wilde Publié le - Mis à jour le

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Formule 1

Même si l’écurie McLaren a gagné les trois derniers GP et peut dès lors être considérée comme la favorite du moment, Fernando Alonso possède toujours une avance confortable au Championnat du monde.

A sept manches de la fin de la saison, soit avec encore un maximum de 175 unités à prendre, le pilote Ferrari possède une avance de 37 unités sur Lewis Hamilton, une de plus sur un Kimi Raikkonen toujours en quête de son premier succès pour Lotus et 39 sur le double champion en titre Sebastian Vettel. Sauf énorme surprise, la couronne 2012 devrait se jouer entre ces quatre-là.

L’avantage de l’Espagnol est quasi le même qu’à la pause estivale. Sauf que deux Grands Prix sont passés. On peut donc estimer qu’il s’est rapproché du titre : "Sans l’accident du départ à Francorchamps, mon avance n’aurait fait qu’augmenter", souligne-t-il, heureux de voir ses rivaux s’entre-déchirer et se partager les points devant ou derrière lui.

Disposant de la monoplace la plus fiable (cela n’a pas toujours été le cas pour les chevaux de Maranello) du plateau, l’intelligent métronome Alonso n’a toutefois plus gagné depuis Hockenheim fin juillet. Et aimerait renouer avec le succès dès ce dimanche dans les petites rues de Singapour.

"Les trois prochains GP vont se révéler déterminants dans la course au titre", estime le pilote des Asturies. "Les circuits de Marina Bay, Suzuka (Japon) et Yeongam (Corée) conviennent a priori mieux à notre voiture que les tracés indiens, américain, brésilien ou d’Abu Dhabi. Il y a 75 points à prendre lors des trois prochains rendez-vous. Mon objectif est d’encore accroître mon avance d’ici à la fin octobre afin de pouvoir gérer un maximum en fin de championnat."

Pas question donc de déjà commencer à calculer ni d’assurer. "Non, la piste de Singapour me plaît. A ma F2012 aussi. Nous avons toujours bien marché cette année sur les circuits urbains comme Monaco ou Montréal. Il faut saisir notre chance de nous imposer, donner le meilleur en qualifications pour tenter de signer la pole et puis de remporter la course. Je vais attaquer. Je peux prendre plus de risques que mes rivaux qui n’ont plus droit à l’erreur."

Comme à Spa et à Monza, le Matador pourra en outre compter sur l’aide de son équipier Felipe Massa. Après une demi-saison catastrophique, le Brésilien fait tout ce qu’il peut pour sauver sa tête. Et Fernando, malin comme un singe, défend clairement la stabilité et un 2e pilote ne lui faisant pas ombrage : "Je n’ai entendu que des petits noms pour remplacer Felipe. Je ne sais pas s’ils ont été écrits avec la tête ou avec le cœur. Je ne crois pas qu’ils soient meilleurs que mon équipier actuel. Selon moi, nous avons besoin d’un pilote respectant l’institution Ferrari, la tradition, l’esprit d’équipe. C’est la priorité".

Doit-on en conclure que Massa va rempiler une année de plus ? Ou simplement que le leader du Mondial craint plus la concurrence d’un Perez, Raikkonen ou Hulkenberg ? Nous penchons plus volontiers pour la deuxième hypothèse

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