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Grand Prix de Bahrein
Alonso - Ferrari, rois du pétrole
Mis en ligne le 15/03/2010
En remportant hier sa 22e victoire en GP, la première depuis le Japon 2008 et la troisième dans l’enfer de Barheïn, Fernando Alonso a subi un baptême du feu rêvé avec Ferrari. Un exploit réussi par seulement quatre autres anciens champions du monde avant lui : Juan-Manuel Fangio (1956), Mario Andretti (1971), Nigel Mansell (1989) et Kimi Raikkonen (2007). "Celle-là, je ne l’oublierai jamais," s’est exclamé l’Espagnol après avoir signé son triomphe d’un double "esse" sur la piste au moment de croiser le drapeau à damier, seize secondes devant son équipier Felipe Massa assurant le premier doublé de la Scuderia depuis le GP de France 2008. "S’imposer pour la première fois avec Ferrari, la plus grande équipe du monde, c’est vraiment spécial. On avait la pression. On nous considérait comme favoris et nous avons répondu à l’attente. Je suis ravi."
Lors de ses précédents succès ici aux portes du désert, l’Ibère avait décroché la couronne mondiale par la suite. Comme huit des lauréats du GP inaugural lors de la dernière décennie, dont les quatre derniers. "Je suis très optimiste pour la suite. Les gars à l’usine ont fait une F10 quasi parfaite. Je leur dédie cette victoire ainsi qu’au président Montezemolo qui a cru en moi. Ils la méritent autant que moi, surtout après tout le stress des changements de nos deux moteurs (par précaution) quelques heures avant le départ," s’enthousiasme le nouveau membre de la famille de Maranello faisant tout ce qu’il faut (y compris s’exprimer dans un bon italien) pour s’intégrer au mieux et au plus vite. Et rapidement, même s’il ne le dit pas, s’imposer comme le nouveau leader du team au "cheval cabré".
Dans cette optique, son attaque sur son équipier Massa au premier virage fut déterminante. "Il partait du côté sale de la piste," expliqua un Alonso la jouant "copain-copain" avec un Brésilien qu’il a pourtant déjà insulté jadis. "Ce n’est pas un ennemi, juste un rival."
Et Sebastian Vettel ? Aurait-il pu le battre à la régulière ? "En pneus tendres, je ne pouvais le suivre. Mais une fois les gommes dures chaussées, je roulais dans son rythme. J’attendais, relax, les dix derniers tours pour passer à l’attaque avec des gommes en parfait état. Mais je n’en ai pas eu besoin. Il faut toujours un peu de chance pour gagner "
Roi du pétrole sous le regard du roi Juan Carlos d’Espagne, "Nano" a fait le plein de points (25) et de sensations. Ses seuls propos négatifs concernent l’intérêt des courses. "Malheureusement cette année, avec l’absence de stratégie et la difficulté pour dépasser, tout se jouera lors des qualifs et des départs."
Espérons qu’il se trompe
Savoir Plus
Un retour presque idéal
Deuxième de la course, Felipe Massa a effectué un retour sur les pistes quasi idéal après le grave accident qui avait failli lui coûter la vie l’an dernier. "C’est fantastique de pouvoir revenir de cette manière, avec mon meilleur résultat de début de saison. Je remercie Dieu d’être ici aujourd’hui, en vie et avec une voiture aussi compétitive. Merci aussi à tous ceux qui m’ont soutenu durant ces mois difficiles. Ce ne fut pas une course facile pour moi. Je n’ai pas pris un bon départ depuis le côté sale de la piste. Fernando est passé. Je pouvais suivre son rythme jusqu’à 25 tours de l’arrivée, quand j’ai été victime d’une surchauffe entraînant une surconsommation."
Beaucoup moins heureux, Sebastian Vettel semblait filer vers la victoire avant de se voir trahi par son bolide. "C’est vraiment dommage. Je contrôlais la course depuis la pole et j’aurais dû gagner. Mais à vingt tours de la fin, j’ai commencé à perdre de la puissance suite à un problème d’échappement ."
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