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Grand Prix de Grande-Bretagne
Webber : "Pas mal pour un 2e pilote"
Olivier de Wilde
Mis en ligne le 12/07/2010
On attendait que cela pète dans le ciel, avec une chaleur tropicale, ou entre les équipiers champions britanniques de McLaren Lewis Hamilton et Jenson Button. Mais c’est du côté de Red Bull que l’orage est finalement venu ce week-end avec une fameuse polémique suscitée, samedi midi, par une décision de la direction.
Alors que chacun des deux pilotes, traités à égalité et séparés par seulement 12 unités, avait reçu vendredi une évolution de leur nouvel aileron avant, Christian Horner a, clairement cette fois, dévoilé le favoritisme dont fait preuve son protégé Sebastian Vettel après que ce dernier ait cassé sa nouvelle aile lors de la dernière séance libre. Comme aucun élément de réserve n’était disponible, le patron a demandé, une heure avant la qualification, à ses mécaniciens de démonter l’aile de la monoplace de Webber pour la mettre sur la RB6 de Vettel !
"Une décision difficile, mais Sebastian est le mieux placé au championnat," justifia Horner.
Une pilule dure à avaler pour le géant australien, échouant à un gros dixième de la pole de son équipier. Mais il y avait de l’électricité et de la vengeance dans l’air. Et il était écrit que les premiers freinage et virage seraient chauds entre ces deux-là. Et ce qui devait arriver arriva, le bras de fer tournant hier à l’avantage de Webber. Tellement concentré sur son équipier, Vettel loupa son envol et le premier virage où il fut en outre légèrement touché par Hamilton ce qui lui valut une crevaison, la perte de quasi un tour et de gros points.
"Là-haut, il y a quelqu’un qui fait bien son boulot. Il y a une justice sur terre," confia après l’arrivée un Webber se délectant lentement de ce succès, le 5e de sa carrière, sur un des circuits qu’il affectionne le plus.
Furieux samedi, Mark était aux anges le lendemain en franchissant le drapeau à damier facilement en roue libre devant la McLaren du héros local Lewis Hamilton : "Pas mal pour un 2e pilote", lança spontanément le vainqueur, en direct à la radio, à l’adresse de son team. "Je me suis bien amusé. J’ai bien géré mon avance. Je savais que je disposais de la meilleure auto."
Même s’il s’agissait de l’ancien châssis dont ne voulait plus Vettel, dépourvu en outre du fameux nouvel aileron à l’origine de la controverse
"Si j’avais su que l’on me traiterait comme cela, jamais je n’aurais resigné avec Red Bull," osa même déclarer un "Aussie" en remettant encore une couche. "Je n’accepterai jamais le rôle de deuxième pilote. Lundi, je vais avoir une sérieuse discussion à l’usine. Je suis plus que jamais candidat au titre."
Troisième, à dix sept unités d’Hamilton mais surtout sept points devant Vettel. Et donc virtuel N°1 chez Red Bull !
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