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Automobilisme
Grand Prix de Hongrie: Alonso a forcé le passage
Olivier de Wilde
Mis en ligne le 31/07/2010
On ne pouvait s’empêcher, hier dans le paddock de Budapest, de reparler de l’affaire d’Hockenheim et de cette fameuse consigne.
Bernie Ecclestone y est même allé de son petit couplet, suggérant que "les consignes de team ne devraient plus être interdites". "C’est d’une incroyable hypocrisie, ce genre de manœuvre existe depuis Nuvalori", a rajouté le président de Ferrari Luca Di Montezemolo.
Nous partageons leur avis. Tout ou presque a déjà été dit et écrit sur la question. Enfin presque
Alors qu’il avait pourtant déclaré ne rien savoir et faisait l’innocent après la course, Fernando Alonso a bien commandité la manœuvre. A la question "Avez-vous demandé au team que Massa vous laisse passer ?" le double champion du monde a catégoriquement répondu : "Non".
Le relevé complet des conversations radiophoniques (désormais publiques) entre le pilote et son équipe effectué par le magazine allemand "Auto Motor und Sport" révèle qu’il a menti.
Après avoir tenté de passer Massa au 21e tour, Alonso a d’abord déclaré à son équipe : "C’est regrettable ce qu’il fait. Je suis plus vite que lui " Réponse du team : "On ne peut rien faire".
Alonso a dès lors subitement levé le pied, perdant trois secondes en trois tours : "Que se passe-t-il ? Vettel risque de revenir", l’a alors prévenu son ingénieur. "Pas de problème, je contrôle", lui a laconiquement répondu le "Matador" avant de remettre les gaz à fond et de revenir en quelques boucles dans le sillage du Brésilien histoire de démontrer que c’était bien lui le plus rapide. Le team a alors répondu à sa demande en envoyant le fameux : "Fernando est plus rapide que toi. As-tu compris le message ?"
Massa a fait la sourde oreille lors des deux premiers appels, puis a exécuté, malgré lui, l’ordre mal dissimulé.
Arrivé en Hongrie, Alonso a déclaré qu’il ne voulait pas "perdre 1 % de son énergie pour reparler de cette histoire".
De son côté, Felipe Massa a dit que "le jour où je me considérerais comme un n°2, j’arrêterais de courir", ajoutant tout de même : "Je cours pour l’équipe".
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