Formule 1

Sur la 3e marche du podium pour son 258e GP (un record), Rubens Barrichello semblait aussi heureux que le Super héros Hamilton. Pour le Brésilien comme pour l'écurie Honda, cet accessit valait bien une victoire.

"J'ai toujours adoré la pluie et Silverstone," souriait un Rubinho heureux. "En voyant comme j'avais dû me battre pour décrocher la 16e place en qualifications, mon fils m'a dit : "Papa, je vais prier pour qu'il pleuve pour la course." Et son voeu s'est exaucé. C'est magnifique. Lui et moi n'en espérions pas tant." D'autant que, comme quasi tous les pilotes, Barrichello commit aussi une faute alors qu'il luttait avec son équipier. Avant le coup de génie... "En rentrant au stand pour mon 2e arrêt au 37e tour, la pluie redoublait d'intensité et j'ai appelé le stand pour leur dire de me préparer les pneus les plus sculptés. Un pari réussi. Malheureusement, il y a eu un problème avec le système de ravitaillement et j'ai perdu 20 secondes à mon stand sans quoi je serais monté sur la 2e marche du podium." Devant Heidfeld qu'il laissa sur place avant de s'arrêter une ultime fois pour rechausser les gommes intermédiaires au 46e tour et retomber au 3e rang. "Je tournais parfois 7 à 8 secondes plus vite que tout le monde. C'était dangereux car mes rivaux ne me voyaient pas arriver avec les trombes d'eau. Ils pouvaient juste m'entendre. J'ai donc redoublé de prudence lors de mes dépassements, surtout quand j'ai passé Hamilton pour me dédoubler".

Un exploit qu'il fut le seul à réussir hier. De quoi prolonger sa carrière et son contrat d'un an avec Honda ? "Je l'espère sincèrement. Ce podium, mon premier depuis Indianapolis 2005 et pour Honda, tombe à point nommé. Je n'ai pas envie de raccrocher. Je me sens toujours jeune et motivé. Tant que j'estimerai être plus rapide que lors de mon premier GP à Kyalami en 1993, je veux continuer à courir."