Formule 1 Jackie Stewart et Bernie Ecclestone trouvent aussi qu’Hamilton l’a bien cherché.

Deux jours encore après leur clash de Bakou, le monde entier continuait à débattre sur l’accrochage du dimanche entre Lewis Hamilton et Sebastian Vettel. Et les avis des supporters de l’un et de l’autre sont bien entendu partagés et parfois aussi excessifs que la réaction de Sebastian Vettel.

Le coup de sang et de roues du quadruple champion du monde Sebastian Vettel nous rappelle le coup de boule de Zinedine Zidane lors de la finale de la Coupe du Monde de football 2006 France-Italie. Tout le monde a vu le geste déplacé du n° 10 français, mais personne n’a entendu les propos insultants proférés par l’Italien Materazzi à son encontre. Cela n’excuse, bien sûr, ni Zidane ni Vettel, passé visiblement près de la disqualification pure et simple. "On a longtemps hésité à lui passer le drapeau noir, mais on a craint d’interférer dans la lutte pour le titre", a avoué un commissaire sportif.


"Vettel est comme Michael Schumacher sur ce point. Il ne sait jamais reconnaître ses torts, c’est fou", a déclaré le président non exécutif de Mercedes, Niki Lauda. "Je pense qu’un jour Lewis lui mettra son poing dans la figure."

Un autre ex-triple champion du monde a, lui, pris la défense de l’Allemand : "Le coup de roues de Sebastian est indigne, mais il serait injuste de ne blâmer que lui. Il a réagi à une provocation", a témoigné Jackie Stewart. "Lewis n’avait pas à freiner brutalement à un endroit aussi inapproprié."

"Hamilton l’a bien cherché", trouve aussi Bernie Ecclestone, l’ex-grand GO de la F1. "En se portant à sa hauteur et en lui donnant un coup, Vettel lui a fait comprendre qu’il savait ce qu’il avait essayé de faire."

Après coup, le pilote Ferrari a essayé de temporiser : "Je respecte toujours Lewis. Je suis convaincu qu’il ne l’a pas fait exprès. Mon geste ne m’a pas déshonoré comme il le prétend. Je vais lui téléphoner pour en parler…" Réaction de Lewis à cet appel à la paix : "Il n’a pas mon numéro de téléphone ! Et moi je ne m’exprime que sur la piste !"

On a hâte de vivre dès lors la prochaine explication entre les deux hommes, en Autriche dans dix jours pour un GP sous haute tension. "Je veux désormais tout gagner", a déclaré le Britannique, quatorze points derrière son rival au championnat. Liberty Media, nouveau promoteur des GP, ne pouvait rêver de meilleur scénario. La F1 refait parler d’elle au café du commerce. Merci à Lewis Hamilton et Sebastian Vettel, deux grands champions se comportant parfois comme de vrais sales gamins...