Formule 1

Pour la première fois de sa carrière, David Coulthard a soufflé, hier, la pole position à Lewis Hamilton en marge du prochain GP d'Angleterre de F1. Alors que les Britanniques attendaient l'apparition en conférence de presse de la jeune idole, le pilote McLaren s'est fait voler la vedette par le doyen du paddock. Un David Coulthard confirmant en effet quelques minutes plus tôt qu'il quitterait bien la F1 en tant que pilote à la fin de cette saison.

Pas franchement une surprise pour l'Ecossais de 37 ans monté au Canada sur son 62e podium après une série d'accidents en début de saison. "Ma décision a été prise avant cette période, a précisé le Britannique ayant marqué le plus de points (533) en GP. Je pense avoir une vision assez réaliste sur la manière de mener une carrière de sportif professionnel. Je voulais me retirer au top. C'est un cap, mais il y a des choses plus dures à gérer. Je suis certain qu'il y a une vie après la F1. Et puis, je resterai dans le coin. En tant que consultant et pilote d'essais occasionnel pour l'écurie Red Bull avec laquelle j'ai couru ces quatre dernières années. Je veux continuer à les aider à décrocher cette première victoire."

Peut-être avec l'Australien Mark Webber, confirmé pour 2009 une heure à peine après l'annonce de retraite de " DC" . Ou avec le jeune Sébastian Vettel, dont Red Bull eut la délicatesse de ne pas communiquer le transfert hier. On murmure même que David pourrait commenter leurs prochains exploits sur les ondes de la BBC.

"Quoi qu'il arrive, je ne raccrocherai pas définitivement mon casque. Les possibilités de continuer à courir sont nombreuses. Mais si je le fais, ce ne sera pas avec la même énergie, mais plus pour le fun."

On évoque déjà Le Mans. Le beau Coulthard, officier et vrai gentleman que ne regretteront pas que les groupies du paddock, n'en est pas encore là. Des regrets sur ces quinze années passées en F1 ?

"Non, pas vraiment. J'estime avoir eu plus de chance que de malchance. J'aurais certes aimé devenir un jour champion du monde. Cela ne s'est pas fait, même si j'ai eu plusieurs années la voiture pour. Avec des si, je pourrais refaire l'histoire. Mais avec 13 victoires dont deux ici devant mon public et 12 poles, je n'ai pas à rougir de mon parcours."

Un palmarès étoffé pour un gars bien qui pourra continuer à couler des jours heureux avec notre compatriote Karen Minnier, "tellement belle et adorable que j'ai essayé de la lui piquer, en vain", plaisanta jeudi Lewis Hamilton.