Formule 1

A bientôt 79 ans, le multimillionnaire Bernie Ecclestone, parmi les plus grandes fortunes d’Angleterre, continue à faire la pluie et le beau temps au sein d’une Formule 1 dont il gère les principaux aspects commerciaux. A défaut aujourd’hui d’être toujours entendu, il est respectueusement écouté. "Je consacre toujours ma vie à la F1, a-t-il confié à un collègue du journal "Het Laatste Nieuws" vendredi dernier à Valencia. Le matin, quand je me réveille, la première chose à laquelle je pense est : quels problèmes vais-je encore devoir résoudre aujourd’hui ? J’ai toujours dit que j’arrêterais quand le business serait achevé. Mais je commence à croire que je serai fini avant," déclare-t-il avec son humour britannique.

Autre sujet sensible et récurrent : le Grand Prix de Belgique. "J’aime la Belgique et je serais très heureux de conserver Spa, un merveilleux tracé de tradition, au calendrier", confie le grand argentier de la F1. Le contrat actuel court jusqu’en 2012. Mais avec à peine entre 50 et 55 000 spectateurs et un droit de plateau à 14 millions d’euros, l’organisation de Spa Grand Prix ne peut pas être rentable. Et la Région Wallonne doit chaque année puiser dans les deniers publics pour boucher les trous. "C’est normal, estime Bernie. Les gouvernements payent beaucoup plus dans d’autres pays. Et on a au moins cinq demandes pour des courses hors Europe. La valeur de la F1 est haute. Si vous voulez acheter une Mercedes, vous ne gagnerez pas d’argent et paierez très cher."

Mais la Belgique a-t-elle les moyens de rouler en Mercedes pour se donner une belle image mondiale ? En attendant, chaque année, on cherche des solutions. M. Ecclestone a lui même confié récemment la possibilité, à partir de 2013, d’une alternance entre Francorchamps et le Nürburgring, distant d’à peine 100 km. "On songe effectivement à cette solution. Mais rien n’est décidé. Et, honnêtement, je vais regretter d’avoir dit cela, mais je ne pense pas que l’alternance soit un bon système. Je pense que ce sont les gens de votre gouvernement qui veulent cela car ils perdent de l’argent chaque année."