Formule 1 Le Britannique s’est imposé lors du GP de Belgique, en devançant la Ferrari de Sebastian Vettel.

Ferrari et Vettel avaient marqué avant la mi-temps, mais Mercedes et Lewis Hamilton sont revenus au score dès la reprise du duel en F1 ce dimanche en Belgique.

Sous le soleil et devant une foule invraisemblable avec plus de 120 000 personnes, en majorité des Néerlandais, le Britannique a transformé sa pole record (il avait égalé les 68 poles de Michael Schumacher en signant un nouveau record du tour samedi) en un 58e succès en F1, son cinquième cette saison et son troisième à Francorchamps.

Voilà une bien belle manière pour "LH" de fêter son 200e GP. "Effectivement, cela a été un super week-end", a commenté le "tatoué" débarqué hier matin dans le paddock avec une salopette de rappeur. "Je me suis bien amusé aujourd’hui. Cela a été une belle bagarre avec Sebastian et Ferrari qui étaient très forts. J’ai disputé une course sprint. Je ne me suis jamais senti dans un fauteuil. Je n’avais pas droit à l’erreur."

Parti en tête après un bon départ, Hamilton a pourtant toujours donné l’impression de contrôler cette course. Jusqu’au moment où est intervenue la voiture de sécurité suite à un contact entre les deux Force India au 28e tour :

"Il n’y avait pas lieu à mon sens de faire intervenir la voiture de sécurité. Je n’ai vu aucun débris sur la piste", racontait - par erreur - le vainqueur. "J’ai l’impression parfois qu’ils veulent juste relancer le spectacle comme en Nascar. Cela ne faisait pas mon affaire car la veille, j’avais décidé de miser sur une stratégie à un seul arrêt. Car deux ‘pitstops’ étaient plus lents. Je n’avais donc pas gardé de deuxième train de pneus ultra tendres neuf, au contraire de Seb."

Durant quatre tours derrière la "safety car", Lewis a donc gambergé : "Je savais que Sebastian disposait de meilleures gommes. La safety en plus était très lente, ce qui a fait baisser fort la pression dans mes pneus. J’ai donc été très attentif lors du redépart car cela pouvait se jouer là. Cela a été très serré dans la montée vers les Combes. Il a essayé à l’extérieur mais j’ai pu résister grâce à notre meilleure vitesse de pointe. Avoir opté pour moins d’appui aéro m’a aidé à ce moment crucial."

Le tournant de la course sans doute. "J’ai pu garder l’avantage et j’ai poussé le plus que je pouvais pour me mettre à l’abri, avoir plus d’une seconde d’avance en deux tours afin qu’il ne puisse pas utiliser son DRS pour m’attaquer."

Bottas loin au classement général

Une tactique rondement menée par un Lewis Hamilton réduisant d’un coup de moitié son retard sur le leader du championnat du monde. De quatorze unités, son handicap s’est réduit à sept. Ce qui signifie que s’il devait gagner à nouveau dimanche prochain devant son principal rival, il pourrait prendre, pour la première fois cette année, la tête du "Mondial".

"Cela fait du bien de repartir du bon pied après la pause. C’est bon pour le moral. Je vous l’ai déjà dit, je veux ce quatrième titre."

Et Valterri Bottas, décevant cinquième après s’être loupé à la relance derrière la voiture de sécurité et aujourd’hui à 34 points de son équipier, pourrait être désormais obligé de l’aider.