Formule 1 66e victoire pour le pilote Mercedes qui peut remercier le Ciel, Vettel et Bottas

De ses soixante-six succès, c’est sans doute un des plus improbables. Des plus miraculeux. Un des plus beaux aussi forcément pour King Lewis.

Désespéré samedi après-midi après avoir été trahi par l’hydraulique de sa Mercedes, recalé en Q1, Hamilton s’était agenouillé au chevet de sa monoplace après l’avoir poussée durant quelques dizaines de mètres.

Quatorzième sur la grille, le Britannique ne mit que cinq tours pour remonter au 5e rang. Mais devant, les Ferrari caracolaient en tête. Impossible d’aller les rechercher à la régulière. Leur avance était telle qu’ils pouvaient se permettre d’échanger leurs positions comme au bon vieux temps de Massa et Schumi ou de Barrichello et Schumacher.

Puis, une averse passagère décida de chambouler l’ordre. Le ciel tombait sur la tête de Sebastian Vettel perdant pied et de gros points en glissant dans le mur de pneus dans le Stadium. Encore une faute évitable pour un Allemand ne maîtrisant pas bien ses nerfs.

Lewis Hamilton , lui, restait en piste d’extrême justesse après avoir coupé l’herbe en entrée de pitlane suite à une confusion avec son team ne sachant plus quelle tactique adopter. Celle de prendre la tête derrière la voiture de sécurité devant les Finlandais rentrés chaussés de nouvelles gommes était la bonne.

D’autant que Mercedes demanda à Bottas, avec qui elle vient de prolonger son contrat d’un an, de ne " prendre aucun risque et de rester derrière" après un redépart assez chaud. Message reçu par le Finlandais et succès assuré pour son équipier plus mystique que jamais. En quelques minutes, on venait de passer d’un doublé Ferrari à un triomphe Mercedes.

"En me levant ce matin, je me suis dit qu’il était possible de gagner ce GP, que je devais y croire", a expliqué l’homme aux tresses de rasta. "J’ai prié avant la course et quand j’ai vu la pluie se mettre à tomber, j’ai pensé qu’il m’avait entendu. Il est difficile de ne pas sortir. Puis de décider s’il fallait rentrer ou pas quand la voiture de sécurité est intervenue. C’était confus. Au final, c’est vraiment un jour de gloire dont je me souviendrai longtemps. Il y avait beaucoup de négativisme ici au pays des Allemands. Mais j’ai vu quelques drapeaux anglais. L’amour triomphe toujours (sic). D’un coup, la malchance des derniers GP a été effacée."

Au lieu de perdre encore douze unités sur Sebastian Vettel, Lewis Hamilton en a collées 25 à l’Allemand pour mener désormais avec 17 unités. "Il est trop tôt pour dire si c’est un tournant du championnat. Il ne faut pas oublier que les Rouges étaient plus rapides tout le week-end. On ne peut pas continuer à profiter des erreurs des autres. On doit réagir."

Dès Budapest la semaine prochaine où Red Bull viendra certainement se joindre à nouveau à la fête. Ce championnat très indécis est loin d’être terminé…