Formule 1 Ce sera le cas si le Britannique inscrit seize unités de plus que Vettel.

Vainqueur à huit reprises cette saison, onze fois sur le podium, mais jamais sur la plus petite marche, Lewis Hamilton pourrait décrocher son quatrième titre mondial dès ce dimanche soir à l’issue du Grand Prix des États-Unis. Depuis la pause estivale, le pilote Mercedes a aligné quatre victoires et une deuxième place, soit un total de 118 unités lors des cinq derniers Grands Prix pour 45 points à son rival allemand pointant désormais 59 longueurs derrière.

Alors qu’il reste quatre courses et un total de cent points à distribuer, il faudrait "un miracle" selon Nico Rosberg, le tenant du titre, pour que son compatriote puisse encore empêcher cette année le Britannique d’égaler son propre score de quatre couronnes, le total atteint jadis par Alain Prost.

Après une tournée asiatique virant à la catastrophe avec deux zéros pointés et un départ en fond de grille, Ferrari veut bien sûr réagir et repousser au maximum une échéance semblant inévitable. Mais, à moins que Lewis glisse du pont de son yacht ou trébuche dans l’escalier de son jet privé, on imagine vraiment mal comment il pourrait ne plus être sacré cette année. Pensez que si Sebastian Vettel gagnait tout d’ici à la fin de saison, ce qui effectivement pour des Rouges bien pâles ces derniers temps, relèverait du surnaturel, LH pourrait se contenter de trois cinquièmes et d’une quatrième place.

Si la série noire se poursuit pour le citoyen d’Heppenheim, Hamilton pourrait d’ailleurs sceller définitivement l’issue du championnat 2017 dès ce dimanche. À cette fin, le pilote étoilé doit marquer seize unités de plus que son adversaire à Austin. Il existe deux cas de figure dans lesquels Lewis serait sacré. S’il gagne et que Vettel ne termine pas dans les cinq premiers ou s’il termine deuxième et que le pilote Ferrari ne pointe pas parmi les huit premiers, mais que Bottas ne gagne pas la course.

En gros, si SV subit une nouvelle grosse avarie aux États-Unis et que le Finlandais ne bat pas son illustre équipier, le championnat déjà bien plié serait carrément emballé trois Grand s Prix avant la fin de saison. "Je viens ici pour gagner bien sûr, j’adore ce tracé et l’Amérique. Mais, depuis la rentrée, j’ai trouvé le bon rythme. Et si tout n’est pas parfait comme en Malaisie, je saurai me contenter de la deuxième place. Je ne vais pas prendre des risques insensés. Je n’ai aucun intérêt à vouloir précipiter les choses…", confie Hamilton.

Quand il ne se met aucune pression, Lewis Hamilton est d’autant plus fort. Et la montagne paraît d’autant plus insurmontable pour Vettel.