Formule 1 A lui tout seul, le Britannique a sauvé l'intérêt et assuré une grande partie du spectacle de ce Grand Prix d'Allemagne. Victime d'un bris de moteur le contraignant à partir dix places derrière sa position de qualification, Jenson Button pensait sans doute avoir perdu toute chance de podium dès vendredi après midi. Pourtant, celui qui ferait un bien plus beau vice-champion du monde que Rubens Barrichello (13 points les séparent au- jourd'hui), ne mentait pas samedi, à l'issue des essais, en déclarant qu'il ne s'était jamais senti aussi bien dans sa BAR-Honda. «Son comportement ici est parfait!» se réjouissait-il après avoir signé le troisième chrono.

Mais beaucoup pensaient alors que JB avait réalisé cette bonne performance avec très peu d'essence et serait donc un des premiers à ravitailler. Or ce fut l'inverse qui se produisit. Treizième sur la grille, l'Anglais, particulièrement remonté, se retrouva en tête dès le 12e passage. «J'ai pris un bon départ, mais ensuite j'ai été gêné. Je n'ai pu entamer ma remontée qu'à l'issue du premier tour.»

Une chevauchée fantastique achevée sur la deuxième marche du podium, à huit secondes du vainqueur. «Je suis à la fois super heureux et très déçu! confiait Jenson après son exploit. J'ai réalisé la meilleure course de ma carrière. Ma BAR-Honda marchait du tonnerre. Malheureusement, en partant de si loin, je n'ai pu mettre la pression sur Michael. Si je m'étais élancé juste derrière lui, cela aurait été une tout autre histoire. Enfin, j'espère que j'aurai encore une autre occasion de gagner mon premier Grand Prix cette année.»

Puis, un Button tenant son casque en ligne droite pour éviter qu'une jugulaire desserrée ne l'étrangle, évoqua un âpre duel avec Fernando Alonso enthousiasmant même les supporters de Schumacher. «La Renault avait une meilleure traction à la sortie de l'épingle, par contre j'étais mieux en puissance moteur. On s'est bien battus. Fernando n'est certainement pas le concurrent le plus facile à doubler, mais il est fair-play. Des bagarres comme cela, j'en redemande.»

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