Le nouveau défi du Baron Rouge

Vincent Marique Publié le - Mis à jour le

Formule 1

C’est à Norbert Haug, le très rigoureux responsable de compétition de Mercedes-Benz, qu’est revenu hier en fin d’avant- midi l’honneur d’officialiser le tant attendu retour de Michael Schumacher en Formule 1. Depuis les récentes déclarations de Luca di Montezemolo, le sémillant patron de Ferrari, plus aucun doute ne subsistait : Michael Schumacher allait abandonner ses fonctions de représentation pour la marque au cheval cabré afin de rejoindre l’étoile de Mercedes GP aux côtés de Nico Rosberg.

Trois jours après avoir annoncé la conclusion d’un plantureux contrat de sponsoring portant sur un montant annuel de 40 millions d’euros, celle qui est désormais l’ex-écurie Brawn GP a donc réussi le tour de force qu’avait tenté, en vain, Ferrari voici quelques mois pour pallier l’absence obligée de Felipe Massa. À l’occasion de la conférence de presse annonçant son retour, Michael Schumacher a résumé en une seule phrase ses motivations : "Pendant ces trois années de pause, j’ai rechargé mes batteries."

Nul doute également que Ross Brawn, avec qui Schumacher a conquis ses sept titres mondiaux, deux chez Benetton et cinq chez Ferrari, a pu trouver les mots justes pour convaincre son ancien pilote-fétiche de signer pour trois ans avec la nouvelle écurie germanique. "Je suis heureux de retrouver mon vieil ami Ross Brawn", enchaînait le recordman des victoires en Grand Prix. "Je ne vais pas nier que l’idée d’une équipe de F1 allemande me tentait énormément. A Abou Dhabi, quand Ross m’a demandé si j’imaginais revenir en F1, j’avais le sentiment de ne pas être prêt. Deux semaines plus tard, quand il m’a rappelé, j’ai senti que ma passion refaisait surface. D’un seul coup, j’avais retrouvé le feu sacré "

Remerciant au passage Ferrari de lui permettre de se libérer de son engagement, l’Allemand fixait rendez-vous à son ancienne équipe sur la piste : "Mes premières pensées vont naturellement à Ferrari et à Luca di Montezemolo, que je remercie de me permettre de partir ainsi en toute amitié. Même si nous n’avions pas encore signé le moindre contrat pour l’année prochaine, nous avions convenu de continuer à travailler ensemble. Jamais, je n’oublierai la ferveur des tifosi. Jusqu’à récemment, je pensais terminer ma carrière de pilote chez Ferrari. Cette décision, je ne l’ai pas prise à la légère. J’ai collaboré avec Ferrari pendant 14 ans et nous avons vécu de merveilleux moments. Cette solidarité restera une réalité même si nos équipes seront concurrentes sur la piste. Cette équipe étant tellement motivée, je suis certain en effet que Ferrari retrouvera le niveau qui était le sien auparavant."

Vincent Marique