Formule 1 Cette année, la F1 se produira pour la 50e fois depuis sa création en 1950 sur le circuit de Spa-Francorchamps. Autant apprécié que redouté des pilotes, le tobogganspadois a offert de nombreuses courses mémorables et plusieurs grands champions ont inscrit leur nom au palmarès de l’épreuve...

La première édition

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les courses à Spa-Francorchamps reprennent à partir de 1947. Un 1er Grand Prix de 500km est organisé et est remporté par le héros de la Résistance Jean-Pierre Wimille, sur une Alfa Romeo 158 à plus de 160 Km/h de moyenne.

Le Français n’est malheureusement plus là quand le 1er Championnat du Monde de Formule 1 est fondé en 1950. Spa-Francorchamps est repris au calendrier, et tous les animateurs du championnat sont présents dans les Ardennes pour en découdre. De nombreuses stars d’avant-guerre comme Philippe Etancelin, Luigi Fagioli, Giuseppe Farina ou Raymond Sommer mais aussi des p’tits nouveaux comme Alberto Ascari ou Juan Manuel Fangio sont au départ.

Les surpuissantes Alfa Romeo 158 cadenassent le haut du classement. Conçues avant l’éclatement de la guerre pour rivaliser avec les monstrueuses Mercedes et Auto Union, elles cantonnent les Ferrari et Talbot Lago à des rôles de faire-valoir. Si Sommer parviendra à mener 4 tours grâce à une meilleure autonomie de sa Talbot, les Alfetta (littéralement petites Alfa) reprendront vite leur bien pour s’expliquer entre elles. Fangio finira par passer Farina au 20e tour et s’imposer devant Fagioli (Alfa Romeo) et Louis Rosier (Talbot Lago), Farina ayant perdu le podium suite à des problèmes de boîte de vitesses.

C’est néanmoins l’Italien qui sera champion du monde en fin de saison, Fangio devant se contenter de la place de dauphin.

Un Belge sur le podium !

Il n’est pas prévu que Paul Frère participe au Grand Prix de Belgique 1956. Quatre Ferrari-Lancia D50 officielles ainsi que celle prêtée à l’Ecurie Nationale Belge pour André Pilette sont engagées. Luigi Musso s’étant cassé un bras aux 1.000km du Nürburgring, M. Sculati, nouveau directeur sportif de la Scuderia, harcèle le pilote-journaliste pour le remplacer au pied levé.

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