Formule 1

Le Colombien Juan Pablo Montoya aura réussi son pari de quitter Williams-BMW sur une victoire en remportant le Grand Prix du Brésil, dix-huitième et dernière épreuve du Championnat du monde de Formule 1, dimanche sur le circuit d'Interlagos à Sao Paulo.

Ironie du sort, en l'emportant Montoya a privé sa future équipe, McLaren-Mercedes, son futur coéquipier Kimi Raikkonen, du succès. Les deux hommes étaient bien les plus forts dimanche, n'en déplaise aux Paulistes venus pour assister au triomphe de leur chouchou, Rubens Barrichello (Ferrari).

A l'arrivée, les «Montoya, Montoya !» avaient remplacé les «Rubinho, Rubinho !» du départ, alors que, une demi-heure plus tôt, la pluie s'était invitée à la fête pour mouiller la piste d'Interlagos.

Ce n'est pas encore cette année qu'un Brésilien s'imposerait à domicile pour la première fois depuis 1993 et Ayrton Senna, dont on commémorait le dixième anniversaire du décès tragique en course à Imola. Barrichello, troisième, devrait attendre.

Jamais le pilote Ferrari ne put se hisser au niveau de Montoya et Raikkonen. Pas plus que Michael Schumacher ne fut en mesure de réussir un miracle après être parti en fond de grille suite à des essais manqués, à un moteur changé après un accident samedi matin.

Le septuple champion du monde se contentait d'une septième place derrière Fernando Alonso (Renault), quatrième grâce au pari osé de s'élancer en slicks, Ralf Schumacher (Williams-BMW) et Takuma Sato (BAR-Honda). Jenson Button (BAR-Honda), lui, avait du renoncer, trahi par son moteur dès le 4e tour.

«Nous avons eu des hauts et des bas. C'est si bon de gagner à nouveau. Merci à Frank (Williams)», déclarait Montoya en guise d'adieux. Le Colombien venait de s'imposer au Brésil, là-même où en 2001, fraîchement débarqué des Etats-Unis, il s'était déjà illustré dans un dépassement plein de culot sur Michael Schumacher.