Formule 1

La comédie, risible, n’est pas encore terminée. Le motoriste japonais de McLaren continue à ruiner les efforts de ses pilotes.

Après avoir déjà gâché le Grand Prix à domicile de Stoffel en Belgique la semaine dernière, Honda a remis cela ce week-end en Italie avec deux casses moteurs. Espérons que les limites de la patience des dirigeants de Woking aient été cette fois définitivement dépassées.

Comme on pouvait le craindre dès samedi soir en écoutant le débriefing de la séance qualificative de notre compatriote, la journée de Stoffel a débuté par une mauvaise nouvelle: "J’ai perdu soudainement de la puissance samedi en qualifications. Le problème n’a pas pu être résolu et les mécaniciens ont donc dû procéder au changement de mon groupe propulseur." Une manoeuvre lui valant une sanction théorique de 25 places se traduisant par un recul effectif de 10 places sur la grille où le Belge est passé du 8ème au 18ème rang.

Pas démotivé pour autant, Stoffel nous a gratifié d’un excellent départ et d’un tout bon début de course, le pilote McLaren doublant deux voitures au départ puis passant encore la Toro Rosso de Carlos Sainz avant d’évoluer dans la hiérarchie jusqu’au 7ème rang au fil des arrêts de ses rivaux: "J’avais décidé de garder mes pneus super tendres très longtemps. J’évoluais en dixième position quand, au moment de rentrer pour mon changement de pneus, j’ai soudainement perdu toute la puissance. Je pense que c’est le même problème que samedi ce qui est étonnant tout de même vu qu’il s’agissait d’un nouveau moteur. C’est dommage de ne pas avoir la récompense pour ce qui est, en ce qui me concerne, l’un de mes meilleurs week-ends en F1." 

Seule consolation pour les supporters belges, Stoffel aurait sans doute été un peu trop court pour résister au retour de Max Verstappen et marquer un nouveau point. Il pointait en effet seulement 12 secondes devant Kevin Magnussen au moment de son abandon. Or le pilote Haas avait déjà effectué son arrêt et n’a pas pu contrer lui-même le retour de la Red Bull.

Le plus triste dans l’histoire est que cet abandon risque en plus de déjà compromettre le prochain GP, à Singapour, un circuit où la puissance moteur joue peu et où McLaren pourrait être bien. "Je crains effectivement que je n’ai plus de moteurs de réserve…" Cela signifie qu’il risque donc d’écoper, à nouveau, de pénalités et de devoir s’élancer encore en queue de peloton. En espérant au moins que ce nouveau cuisant échec des Japonais permette à McLaren de se défaire plus facilement de son contrat longue durée et de trouver une autre solution, avec Renault, pour 2018. Car deux moteurs (et qui plus est avec des ânes à la place des chevaux) pour un GP, cela ne peut clairement plus durer comme cela...