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European Tour
Nicolas Colsaerts : premier défi à Dubaï
Miguel Tasso
Mis en ligne le 03/02/2010
Nicolas Colsaerts s’apprête à disputer, à Dubaï, son premier tournoi en 2010 sur l’European Tour. Initialement, le joueur bruxellois n’avait pas le classement suffisant pour entrer dans le tableau mais il a bénéficié du forfait de quelques adversaires. "Il est évidemment ravi de renouer avec la haute compétition. Pour lui, ce sera un premier test grandeur nat ure ", explique son manager Vincent Borremans.
Auteur d’une remarquable année 2009 sur le Challenge Tour (2 victoires et une 3e place au classement final), Colsaerts aborde la nouvelle saison avec ambition et humilité. C’est d’ailleurs avec cet état d’esprit qu’il s’entraîne depuis le mois de novembre dans les infrastructures de l’A-Game Academy, près de Brisbane, en Australie, s’étant juste testé (sans grand succès) en compétition en Afrique du sud, en décembre dernier. "Il a beaucoup bossé. Neuf trous le matin, neuf trous l’après-midi et de longues séances de practice et de chipping sous le regard des coaches du Centre", poursuit Vincent Borremans, qui lui a rendu visite en début d’année.
Malgré une vie spartiate - il réside dans un petit appartement d’un campus universitaire - Nicolas Colsaerts apprécie beaucoup ce stage sous le soleil des Antipodes. "L’état d’esprit très relax et sportif des Australiens me convient parfaitement", répète-t-il.
On verra, lors de cet Omega Dubaï Desert Classic, si ce travail de fond porte déjà ses premiers fruits. Agé de 27 ans, Colsaerts sait qu’il n’a plus vraiment droit à l’erreur. Voilà près de dix ans que son swing véhicule tous les espoirs du golf belge. Jusqu’ici sans grands résultats. Mais le joueur est tellement talentueux que, tôt ou tard, le grand déclic devrait se produire. De l’avis unanime, Nicolas est désormais devenu plus mature. Aussi bien dans sa vie privée, où il a zappé ses trop nombreuses sorties nocturnes, que sur un parcours, où il a appris la sagesse et à mieux gérer sa carte. Son discours n’a plus rien d’arrogant. Une vraie métamorphose. Le champion est en paix avec lui-même.
On peut donc être relativement optimiste. Pour relever le défi, Colsaerts pourra compter sur son coach habituel (Michel Vanmeerbeek), sur un nouveau caddie (l’Australien Bryan Nilsson) et sur ses fidèles sponsors (Lacoste, Titleist, Jeep-Mannès et Royal Waterloo). "Au début, il va devoir retrouver ses marques sur l’European Tour et s’adapter aussi à ses nouveaux clubs qui respectent la récente réglementation sur les rainures. Il y a forcément beaucoup d’inconnues à lever. Mais il est très motivé "
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