Colsaerts en Ryder Cup ? C’est sûr à 95 %

Hugues Feron Publié le - Mis à jour le

Golf Éclairage

Nicolas Colsaerts est arrivé hier à Gleneagles (Ecosse), où il disputera à partir de jeudi le Johnnie Walker Championship. A savoir la dernière épreuve avant que José-Maria Olazabal, capitaine de l’équipe européenne de Ryder Cup, ne donne, ce lundi 27 août, sa sélection de 12 joueurs en vue d’affronter les Etats-Unis du 28 au 30 septembre à Medinah (Illinois).

A ce niveau, tous les voyants sont désormais au vert pour Colsaerts, félicité hier en Ecosse par Olazabal en personne. De nature très taciturne, l’Espagnol, tout sourire, y est allé d’un franc "Bien joué aux Etats-Unis, Nicolas" (en français dans le texte). Colsaerts jouera ses deux premiers parcours en compagnie de l’Ecossais Stephen Gallacher, mais aussi de Thomas Björn vice-capitaine de Ryder Cup. Le Bruxellois de 29 ans aura dès lors sans doute l’impression de passer un ultime examen de passage à partir de ce jeudi à 9h15 (heure belge), au départ du trou no 11. Ce qui ne sera pas évident, vu que, après avoir terminé 7e ce lundi à Greensboro (Caroline du Nord) à l’issue d’un Wyndham Championship retardé par les orages, il doit désormais "avaler" un voyage qui a duré près de 18 heures, avec le décalage horaire en prime.

Dès son arrivée, il a cependant été remis en swing par son coach Michel Vanmeerbeek, présent sur place. Objectif : réussir une nouvelle excellente prestation en Ecosse avec, pourquoi pas, un 10e (!) top 10 à la clé, aucun autre joueur européen n’ayant fait mieux cette saison.

Si une victoire ou une deuxième place (partagée avec maximum deux joueurs) lui assurerait mathématiquement sa place (via une place dans le top 10 européen de la World Points List de la Ryder Cup, classement où il est pour l’instant 12e), il est cependant plus raisonnable de penser que Colsaerts doit obtenir l’une des deux wild cards délivrées par Olazabal. Et à ce niveau aussi, la situation n’a jamais été aussi favorable à Colsaerts, la victoire de Sergio Garcia ce lundi aux Etats-Unis étant une excellente nouvelle !

L’Espagnol est en effet remonté à la 6e place de la World Points List, et est désormais mathématiquement assuré de sa place. Au contraire de Ian Poulter, relégué à la 11e place, et surtout de Martin Kaymer, actuellement 10e, mais qui, en méforme et en proie à des problèmes d’ordre privé, ne s’est inscrit à aucun tournoi ces dernières semaines.

Or, Ian Poulter dépassera l’Allemand au classement pour la Ryder Cup s’il termine dans le top 50 ce dimanche de The Barclays, première manche des playoffs du PGA Tour réunissant les 125 meilleurs joueurs de la saison américaine. C’est très probable, vu que Poulter est actuellement en forme, comme il l’a prouvé en terminant 3e de l’US PGA. Dans ce cas de figure, Olazabal, peu enclin à sélectionner un joueur hors forme, attribuerait ses deux wild cards à Colsaerts et à un autre joueur que Kaymer, à déterminer parmi Harrington, Jimenez, Lynn, Cabrera-Bello et Fernandez-Castano, voire Quiros. Colsaerts, vainqueur du Volvo World Match Play Championship, 7e du British Open et auteur de 9 top 10 cette saison (1 aux Etats-Unis, 1 en Afrique, 2 au Moyen-Orient, 1 en Chine et 4 en Europe), est incontournable à ce niveau, d’autant qu’il est mieux classé au classement mondial (33e) que tous ses adversaires précités, qui ne peuvent plus se retrouver, mathématiquement, dans le top 10 directement qualificatif pour la Ryder Cup.

Si Poulter ne termine pas dans le top 50 à The Barclays, Olazabal devrait cependant repêcher l’Anglais de 36 ans pour la Ryder Cup. Impossible en effet pour lui de se passer d’un tel joueur, vainqueur du Volvo World Match Play en 2011, qui a déjà l’expérience de trois Ryder Cup (8 pts/11) et qui fait partie du top 30 mondial depuis près d’une décennie. Ne resterait alors plus qu’une wild card à disposition d’Olazabal. Et, là aussi, Colsaerts part désormais avec les faveurs du pronostic, même si une grosse performance d’un concurrent direct ce dimanche à Gleneagles ou à The Barclays (Padraig Harrington) pourrait encore faire pencher la balance dans un autre sens...

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