Colsaerts: "Les fers plutôt que les bois"

Miguel Tasso Publié le - Mis à jour le

Golf

Auteur d’un début de saison fantastique (victoire au Mondial de Matchplay, 7 Top 10 sur l’European Tour et seulement 2 cuts manqués), Nicolas Colsaerts, désormais 36 e joueur mondial, espère frapper un grand coup sur le links du Royal Lytham.

Connaissiez-vous déjà le parcours ?

Oui. C’est même l’un des parcours anglais que je connais le mieux. J’étais présent lors de l’Open de 1996. J’avais 14 ans et j’avais participé à un tournoi junior peu avant dans la région. J’en avais profité pour rester toute la semaine. Je me souviens de la victoire de Tom Lehman mais aussi de la performance d’Arnaud Langenaeken qui avait passé le cut et qui était caddié par mon pote Tanguy Legein. C’était un souvenir magique pour un gamin comme moi, fou de golf !

Quelles sont les principales caractéristiques du parcours ?

C’est un links old school. Vrai de vrai, avec énormément de bunkers. Comme toujours, la météo jouera un rôle décisif. Si le vent est de la partie, ce sera très compliqué.

Tiger Woods dit qu’il faudra faire preuve de sagesse et utiliser les fers plutôt que les bois. Etes-vous d’accord ?

Oui. L’important sera de choper un maximum de fairways. Le rough est très dense. Je pense que j’utiliserai au maximum 4 ou 5 fois mon driver. En revanche, je sortirai bien plus souvent de mon sac mon fer 2 que j’aime beaucoup et qui me permettra de jouer des balles basses, sous le vent.

Que représente le British Open pour vous ?

C’est un tournoi très particulier. Je l’ai longtemps suivi à la télévision. C’était déjà génial. Mais sur place, c’est une autre dimension. Le public est à la fois connaisseur et passionné. Il peut rester une heure à regarder un joueur faire des sorties de bunker à l’entraînement. Ici, tout respire le golf. On sent vraiment une ferveur populaire et une grande proximité.

Vous participez à votre deuxième British Open. En 2004, à Troon, vous n’aviez pas passé le cut…

Ce n’est clairement pas mon meilleur souvenir ! Mais c’était dans une autre vie. Là, tout est différent. J’ai gravi plusieurs échelons sur tous les plans.

L’an passé, un malencontreux accident de scooter vous a empêché de participer à l’Open. Cette édition a-t-elle un goût de revanche ?

J’ai été très déçu de ne pas jouer à St. George’s. J’étais en grande forme et cette blessure au coude est tombée au plus mauvais moment. Mais c’est la vie. La page est tournée depuis longtemps. Il n’y a donc aucune revanche à prendre. Juste un nouveau tournoi qui commence.

Quel est votre encadrement sur ce British ?

On a loué une petite maison près du parcours. Je suis avec Michel Vanmeerbeek, mon coach, Vincent Borremans, mon manager, Blaise Erpicum, mon kiné. Et j’ai invité Tanguy Legein à se ressourcer sur les terres de ses anciens exploits !

Quelles sont vos ambitions dans ce tournoi ?

Le parcours me plaît bien. Comme toujours, tout dépendra des conditions de jeu. On parle beaucoup des quatre derniers trous, très difficiles. Mais en réalité, les 18 trous sont compliqués. La moindre erreur peut être très pénalisante. On commence même par un par 3 !

Participer à la Ryder Cup fait-il partie désormais de vos objectifs ?

J’y pense, c’est sûr. Et on m’y fait penser quasiment en permanence, que ce soit en Belgique, ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis ! Mais je ne me mets aucune pression. Je me dis que si je joue bien, à mon meilleur niveau, ça tombera tout seul.

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