Golf

J’ai encore une grosse marge de progression. Je sais ce qu’il me reste à faire, et je ne compte vraiment pas m’arrêter là. J’ai un nouveau cap à franchir, alors que je ne connais pas encore mes limites. La saison prochaine sera très importante, vu que c’est une année de Ryder Cup " nous commentait récemment Nicolas Colsaerts dans son home-club du Royal Waterloo.

Auteur d’une excellente saison 2011, le Bruxellois de 29 ans ne compte en effet pas se reposer sur ses lauriers ! Vainqueur de l’Open de Chine, puis demi-finaliste du Volvo World Match Play Championship (battu uniquement au 19e trou par Ian Poulter, futur vainqueur du tournoi), il a dépassé la barre du million d’euros engrangé cette saison (1 091 504€), en réussissant notamment 11 Top 20 et 5 Top 10. Ce qui lui a permis de passer de la 152e à la 73e place mondiale. Une progression qui aurait probablement été encore meilleure s’il n’avait été stoppé en plein élan, au lendemain de sa 3e place à l’Open d’Ecosse, par une blessure au coude suite à un stupide accident de scooter, l’obligeant à faire l’impasse notamment sur le British Open, le Bridgestone Invitational et l’US PGA.

Quoi qu’il en soit, Colsaerts a cependant clairement franchi un cap supplémentaire cette année. Ses statistiques parlent d’elles-mêmes : tout en restant dans le Top 10 européen au niveau de la longueur de drive (303,83 yards, soit environ 280 mètres de moyenne), il a grimpé également dans le Top 10 (9e) au niveau des greens touchés en régulation (75,42 %). Seul bémol : ses statistiques au putting (31 putts de moyenne par tour) restent à la traîne, vu qu’il perd deux coups par tour à ce niveau par rapport aux joueurs du Top mondial.

"Ce qui ne veut pas dire pour autant que le putting est le seul secteur du jeu qu’il doit travailler !" tempère son coach Michel Vanmeerbeek. "Vu qu’il touche beaucoup de greens en régulation, il est logique que sa moyenne de putts soit plus élevée que ses adversaires. L’objectif est dès lors de se rapprocher plus près des trous avec ses coups de fers, ce qui lui permettra, avec un niveau de putting équivalent, de rentrer d’office plus de putts "

Au niveau technique, le travail mis en place par Dave Stockton, son "gourou" américain en matière de putting, n’est donc pas remis ni à remettre en question.

Nicolas Colsaerts va ainsi travailler de nombreux secteurs du jeu lors d’un stage de préparation de deux semaines qu’il effectuera à partir du 3 janvier à l’île Maurice, plus précisément à Anahita, dans un club dont le parcours a été dessiné par Ernie Els. A savoir un endroit qu’il connaît très bien, alors qu’il s’y ressource déjà cette semaine, en compagnie de ses parents, tout en y défendant son titre à l’AfrAsian masters, une épreuve organisée par Canal + Event.

Lors de son stage de janvier, la première semaine sera centrée sur le physique (en compagnie de Richard Vanmeerbeek), la seconde sur le jeu (frappe, visée des drapeaux, petit jeu, routine, force de concentration, putting, ) en compagnie de Michel Vanmeerbeek. Ce qui lui permettra d’être "fit and well" et quasiment sur place pour débuter la saison, vu qu’il entamera celle-ci le 19 janvier à Fancourt (Afrique du Sud) dans le cadre du Volvo Champions, un tournoi doté de 2000000 d’euros rassemblant tous les vainqueurs de tournoi sur le circuit européen 2011. Il enchaînera par trois gros tournois dans les Emirats Arabes (Abu Dhabi, Qatar, Dubai).

Soit un début de saison qui s’annonce capital pour la suite des hostilités. En cas de grosse performance lors de l’un de ces quatre tournois, il pourra en effet accéder à l’Accenture Match Play Championship (8 500 000$), regroupant les 64 premiers mondiaux du 22 au 26 février à Dove Mountain (Arizona). Colsaerts ira de toute façon aux Etats-Unis, alors qu’il est assuré de disputer le WGC Cadillac Championship (8 500 000$) du 8 au 11 mars à Doral (Floride). La suite de sa saison reste en suspens. Concernant les tournois du Grand Chelem, il y a cependant très peu de chance qu’il joue le Masters d’Augusta début avril (il faut qu’il gagne un gros tournoi en début de saison pour bénéficier d’une des dernières invitations), tandis qu’il doit se retrouver dans le Top 50 mondial d’ici fin avril pour jouer l’US Open (du 14 au 17 juin à San Francisco), sans devoir passer par les qualifications. Colsaerts est par contre assuré de jouer le British Open (du 19 au 22 juillet au Royal Lytham&St. Annes) et, s’il reste dans le Top 100 mondial, l’US PGA Championship (du 9 au 12 août à Kiawah Island). Quant à une sélection dans l’équipe européenne de Ryder Cup qui affrontera les Etats-Unis fin septembre, il lui reste encore de nombreux excellents drives à frapper, de (très) nombreux pièges à éviter et (encore plus ) de putts délicats à rentrer pour y parvenir !