"Dimanche, c’était le seul jour où je n’ai pas pensé à la Ryder Cup "

Hugues Feron Publié le - Mis à jour le

Golf

Nicolas Colsaerts participera-t-il à la Ryder Cup 2012, épreuve bisannuelle opposant l’Europe aux Etats-Unis qui se déroulera du 28 au 30 septembre à Medinah (Illinois) ? Cette question brûle les lèvres de tous les amateurs belges de golf, alors que cette compétition par équipe, qui se dispute uniquement pour l’honneur (sans prize-money à la clé), est le must du must

A l’heure actuelle, Colsaerts n’est pas encore mathématiquement assuré de faire partie de l’équipe européenne, composée des 12 meilleurs joueurs de l’année écoulée. Pour résumer la situation au niveau d’un système de sélection assez compliqué à expliquer, il se retrouve pour l’instant 11e européen de la "World Ranking List" pour la Ryder Cup, alors que seuls les dix premiers obtiennent directement leur place. Colsaerts ne se retrouve cependant qu’à quelques points de Martin Kaymer et de Sergio Garcia, qu’il dépassera en cas de nouvelle performance au Bridgestone Invitational ou à l’US PGA.

Le capitaine José-Maria Olazabal délivrera quant à lui deux "wild-cards". Et tout porte à croire que, au cas où Colsaerts ne serait pas directement qualifié, l’Espagnol lui attribuera l’un de ses deux sésames.

"Je n’ai jamais abordé le sujet avec lui, lors des parties que nous avons jouées ensemble cette année. Ni même avec Colin Montgomerie, ex-capitaine de Ryder Cup, qui est très élogieux à mon égard", signalait hier Nicolas Colsaerts. "Tout simplement parce que j’estime que cela ne se fait pas. Je n’en parle d’ailleurs pas avec les autres joueurs non plus, ni même avec mon staff. Mais j’ai évidemment envie d’y être. Ce dimanche, c’était cependant le seul jour depuis bien longtemps où je n’ai pas pensé à la Ryder Cup..."

Ce qui est sans doute une des clés de sa réussite et de sa superbe carte de 65 lors du tour final du British Open ! A savoir penser uniquement à l’instant présent, et ne pas se projeter dans l’avenir. "C’est vrai que ce n’est pas évident, vu que tout le monde m’y fait penser, les journalistes en premier " sourit Nicolas. "Même Olazabal, qui est pourtant très discret à ce niveau ! Lors de l’Open d’Ecosse, alors que je m’entraînais sur le putting green, il est venu me saluer avant de me lancer en français, avec un grand sourire et avec son accent espagnol : ‘Attention Nicolas, jé té regarde...’"

Une anecdote qui, à elle seule, en dit long sur les pensées profondes d’Olazabal, habituellement assez taciturne.

Quoi qu’il en soit, Colsaerts n’a pas envie de dépendre de ces "wild cards" pour rejoindre Rory McIlroy, Luke Donald, Lee Westwood, Justin Rose et Graeme McDowell, les cinq joueurs (tous britanniques...) assurés pour l’instant, mathématiquement, de faire partie de la sélection europénne.

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