Golf

Depuis sept ans, le sport-études, d'abord à Genk, puis à Hasselt, connaît un beau succès. Parmi les 51 élèves provenant de diverses disciplines ciblées (handball, équitation et taekwondo), douze golfeurs et golfeuses sont inscrits cette année dans ce programme. Celui-ci comprend dix heures d'entraînement /semaine à titre scolaire, de même que deux heures d'éducation physique adaptée au golf. Etant en internat dans cette école d'Hasselt, les jeunes golfeurs, âgés de 12 à 18 ans, profitent également de leur temps libre, le mercredi après-midi ou en soirée, afin d'aller taper la balle, notamment au Flanders Nippon situé à quelques minutes en vélo.

«Après la restructuration de la Fédération, nous avons repris ce programme au niveau de la VVG à partir de 2001-2002» nous signale Philippe Roberti de Winghe, président de la VVG. «Nous avons commencé avec cinq élèves, et nous en avons désormais douze, après être monté jusqu'à quinze. Notre objectif n'est pas de multiplier les places disponibles, mais de viser la qualité, alors que la plupart de nos joueurs font désormais partie de l'ossature de l'équipe nationale et ont déjà réussi de très bons résultats ( Ndlr: dont une 3e place aux championnats d'Europe Boys 2004 ou une 9e aux Mondiaux Boys 2005, avec des joueurs comme Feyaerts ou D. Dijkmans)».

Afin de participer à ce programme, il faut posséder le minimum de handicap requis, tout en faisant partie du Top 10 belge dans sa catégorie d'âge. Les adolescents nés en 1993 doivent ainsi posséder un handicap maximum de 20,4 au niveau masculin et 24,4 au niveau féminin, un niveau montant à 16,4 et 20,4 pour ceux nés en 1992; 8,4 et 12,4 pour ceux nés en 1991, 6,4 et 10,4 pour ceux nés en 1990; etc.

Evaluation annuelle

«Chaque année, une Commission d'évaluation composée de membres de la VVG, du Comité Olympique et International Belge (COIB) et du BLOSO se réunit afin de fixer les critères de sélection, de plus en plus sévères, mais aussi d'évaluer les progrès individuels. C'est assez rare, mais il est déjà arrivé qu'un élève soit obligé d'arrêter le programme, soit pour des raisons scolaires, soit parce qu'il ne parvenait pas à atteindre le niveau sportif requis (...) L'élève doit en effet parvenir à garder au minimum son statut d' élite de haut niveau, soit le statut qui permet justement d'avoir un programme scolaire adapté tant au niveau des entraînements que des absences pour cause de compétition à l'étranger.»

Bref, ce type de sport-études s'adresse véritablement à l'élite sportive de la discipline. Ce qui est d'autant plus vrai en golf vu que, ce sport n'étant pas une discipline olympique, ce sont la VVG et les parents qui doivent supporter entièrement le coût du programme scolaire, sans aucune intervention du BLOSO. «Alors que les parents paient logiquement les frais de scolarité et d'internat, le budget 2006 de la Topsportschool est, de notre côté, de 116000 euros» poursuit M. Roberti. «Celui-ci comprend tous les coûts au niveau sportif, que ce soit au niveau des déplacements à l'étranger ou des entraînements, avec un encadrement professionnel complet.»

A savoir les entraîneurs techniques Patrick Van Oye et John Gulesserian, un préparateur physique (Marcel Reymen) et un préparateur mental (Kim Semadeni), le tout supervisé au niveau scolaire par le responsable du sport-études Jos Schouterden, et au niveau sportif par le pro David Petrie et le coach mondialement connu Pete Cowen (qui s'est occupé notamment d'Olazabal, Westwood ou Clarke) et qui vient quelques fois par an à Hasselt, tandis que le pro anversois Didier de Vooght s'occupe de la gestion sur le terrain des concepts techniques acquis à l'entraînement.

«L'objectif est en effet de préparer au mieux les jeunes avant une éventuelle entrée dans le monde professionnel, comme ce fut le cas par le passé pour Thibaut Werbrouck» poursuit M. Roberti. «Dans ce cadre, il était indispensable d'assurer une continuité pour les joueurs et joueuses entrant en études supérieures. Depuis début 2004, nous avons un accord avec l'Université néerlandophone de Bruxelles (VUB), dont profite désormais l'Ostendaise Justine Barbier, qui y a, dans le cadre de ses études de médecine, un statut d' élite sportive de haut niveau. Nous essayons d'obtenir des accords de ce type avec d'autres universités et écoles supérieures, avec des critères très sérieux. Cela nous semble en effet être la meilleure solution afin de permettre aux meilleur (e) s jeunes amateurs de conserver une chance de devenir pro.»

© Les Sports 2005