Golf Eric Drossart, l’un des rares Belges à avoir défié le parcours mythique de l’Augusta National, non loin d’Atlanta.

Pas loin de quinze années se sont écoulées et, pourtant, lorsqu’il plonge dans ses souvenirs pour en extirper certains moments forts, ce sont carrément des bouffées de fraîcheur et de bonheur qui enrobent ses mots. Flatté d’être l’un des rares joueurs amateurs belges qui a pu fouler l’herbe sacrée qui va voir, dès demain, les meilleurs golfeurs au monde partir à la conquête du Masters, l’ancien champion de tennis Eric Drossart a vécu du côté d’Atlanta une expérience inoubliable.

"Pour pouvoir jouer sur le parcours de l’Augusta National, il est obligatoire d’être invité par l’un des 300 membres de ce club ultra fermé. J’avais, à l’époque, comme proche collaborateur chez IMG, un Anglais qui possédait un luxueux bungalow installé à gauche du trou numéro 10, là où il y a quelques années de cela, Rory McIlroy, alors qu’il menait la compétition, a mis une balle hors limite, une faute dont il a eu du mal à se remettre. Cet ami m’a proposé de jouer ce parcours de rêve trois jours de suite, je n’ai évidemment pas dit non, d’autant plus que le beau temps était de la partie."

Tel un enfant convié à participer à sa première grande fête, Eric Drossart se laisse donc guider, convaincu qu’il va être confronté à un cérémonial digne de la cour… d’Angleterre ! "En fait, il existe certes une forme spécifique d’étiquette, mais elle n’a rien de drastique. Le nombre de membres effectifs étant assez réduit, il règne dans le club une forme de confiance absolue, même à l’égard des invités…"

"On a l’impression de putter sur une patinoire"

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