Golf De la victoire de Spieth à la malédiction de Kuchar, retour sur un tournoi pas comme les autres.

Le 146e British Open, disputé au Royal Birkdale, a tenu ses promesses avec un beau vainqueur, du suspense, des renversements de situation et une météo typiquement locale. Les vieux links britanniques restent, à l’évidence des juges de paix implacables - surtout lorsque le vent est de la partie - tant ils ne pardonnent pas la moindre erreur. Voici quelques enseignements d’un tournoi qui vit en dehors du temps.

1 La consécration de Jordan Spieth

Agé de 23 ans, le Texan est le plus jeune joueur à avoir remporté trois titres du Grand Chelem depuis Jack Nicklaus. A ce rythme, qui sait, d’ailleurs, s’il ne battra pas un jour le fabuleux record (18 Majors) détenu par le "Golden Bear" ? Lauréat du Masters et de l’US Open en 2015, Spieth avait connu une période difficile en 2016 après avoir laissé échappé une deuxième veste verte à Augusta. Rappelez-vous : alors qu’il était largement en tête, il avait craqué en envoyant deux balles dans l’eau sur le trou n°12.

En renouant avec la victoire au Royal Birkdale, l’Américain a enfin exorcisé ses vieux démons et s’est replacé dans une dynamique positive. Il sera le grand favori de l’USPGA qui aura lieu du 10 au 13 août à Charlotte.

2 Matt Kuchar, le maudit

On aurait aimé que l’Américain Matt Kuchar, champion exemplaire, remporte enfin, à 39 ans, son premier Major. Il s’en est fallu de peu. Lorsque Spieth a sombré sur le trou 13, le géant floridien a cru, un moment, en sa bonne étoile. Mais c’était sans compter sur l’état de grâce de son rival qui enchaîna ensuite les exploits (trois birdies et un eagle sur les cinq derniers trous). A l’instar de Montgomerie, Westwood, Donald, Fowler, Kuchar fait toujours partie du cercle restreint des champions sans couronne.