Golf

L’Overijse Golf Club, qui avait été contraint par décision de justice de fermer son parcours de 9 trous, début octobre, (sous peine d’astreinte de 5 000 € par jour), a rouvert ses fairways depuis lors.

L’exploitation a été reprise par la société Mulligan Golf Country, à l’initiative de deux membres (Joe Verboogen et Frédéric Meur) désireux de poursuivre les activités du club. " Nous agissons de manière indépendante et conservatoire, sur base d’accords avec différents intervenants, afin de maintenir les installations en état. Le terrain est d’ailleurs toujours bien entretenu", soulignent-ils d’entrée . "Nous avons fait constater par huissier la fin d’exploitation au niveau commercial de la société GPC, tandis que l’autre partie en cause (soutenue par la commune d’Overijse et son bourgmestre, Dirk Brankaer, NdlR) a fait constater par huissier, dès la mi-octobre, que nos membres étaient de retour sur le parcours . ( ) La société GPC a donc obtempéré à l’arrêt et a cessé ses activités au niveau golfique, continuant seulement à exister pour les besoins de la procédure judiciaire ", poursuit M. Meur.

L’Overijse Golf Club, qui comptait à la fin de la saison dernière 450 membres, existe donc bien toujours au sein de la Fédération royale belge de golf. Le club a envoyé une lettre à ses membres concernant la cotisation annuelle, qui se fera cette année sur base trimestrielle afin d’éviter aux membres de prendre des risques par rapport aux recours juridiques en cours. A savoir un recours en tierce opposition introduit à l’encontre de l’arrêt par l’ensemble des personnes et sociétés gravitant autour du golf (l’OGC, le propriétaire du terrain, les pros et la société "Par Ailleurs", gérant le club-house et le practice), désireuses d’obtenir la réformation de l’arrêt de juillet dernier condamnant la seule société GPC. Et ce en contestant notamment la rétroactivité des réglementations urbanistiques intervenues après l’érection du golf en 1987. Ouvert officiellement en 1988, le terrain a, en effet, été construit en zone agricole, sans permis de bâtir - ce qui n’était pas obligatoire à l’époque. Ils contestent aussi les modifications topographiques du terrain situé en zone agricole, vu qu’à peine 2 % des 26 hectares ont fait l’objet d’une modification. La première audience formelle de cette procédure en tierce opposition aura lieu le 8 mars prochain.

A noter que la société GPC a également introduit un pourvoi en cassation contre l’arrêt de la cour d’appel de juillet dernier, ce recours n’étant cependant pas suspensif. Pour rappel, en 2006, le tribunal de première instance de Bruxelles avait jugé les infractions urbanistiques établies, mais avait rejeté la demande de remise en état du terrain, considérant que les pouvoirs publics (commune d’Overijse et région flamande), à l’origine de l’action judiciaire, avaient trop tardé à porter l’affaire en justice. La cour d’appel n’a cependant pas tenu compte des jugements précédents, et a finalement condamné le propriétaire (Dominique Janssen), via sa société GPC.