Golf

Lara Tadiotto prépare actuellement sa dixième saison consécutive sur le circuit européen féminin. Après avoir terminé 62e à l'Ordre du Mérite européen 2003, la première joueuse belge espère à nouveau lutter pour le succès le dernier jour, comme ce fut le cas au début de la saison dernière à l'Open de Tenerife où elle termina finalement 7e. Entre les cours donnés au Golf de l'Empereur (Ways), elle a pu jeter un coup d'oeil sur les performances de la jeune hawaïenne Michelle Wie. « Je ne l'ai jamais encore rencontrée, mais ce qu'elle a démontré est tout simplement exceptionnel.» commente la Brabançonne. «D'autres filles, telle l'Anglaise Laura Davies, ont également une longueur de drive proche des 275 mètres. Mais celles-ci se basent principalement sur leur puissance tandis que, vu son âge et sa corpulence, Wie a véritablement un talent inné qu'elle a dû beaucoup travailler!».

Alors que les meilleures filles atteignent désormais les longueurs réalisées par tous les golfeurs pros, cela peut-il remettre en question la différence existant au départ de quasiment chaque trou entre les hommes et les femmes? Lara Tadiotto a un avis tranché sur la question. «Ce n'est pas parce que l'une ou l'autre fille sur 800 professionnelles parviennent à cette distance qu'il faut changer les règles à ce niveau! De mon côté, j'ai une longueur moyenne de drive d'environ 225 mètres, légèrement supérieure à la plupart de mes adversaires. Si on augmente les distances sur le circuit féminin, cela obligera quasiment toutes les filles à devoir attaquer le green d'un par 4 avec un bois ou un fer 3 plutôt qu'un fer 5 ou 7, et ne nous permettra plus dès lors d'évoluer dans le même rayon d'approches que les golfeurs. (...) De mon côté, je n'aime pas trop que l'on compare les femmes aux hommes. Nous leur rendons quelques mètres à la base mais, au décompte final, nous pouvons avoir la même moyenne de scores sur notre carte, tout simplement...»

Quoi qu'il en soit, et comme tout golfeur ou golfeuse, Lara Tadiotto (32 ans) recherche encore et toujours à augmenter sa longueur de drive. «Ces deux dernières années, j'ai progressé de pratiquement 15 mètres. S'il faut bien sûr un minimum de puissance et de souplesse dans les jambes, la technique prime avant tout afin de trouver le rythme d'accélération qui vous convient le mieux. Dans ce cadre, le matériel a bien évidemment aussi son importance. Personnellement, je suis en train d'essayer le nouveau driver Taylor Made, alors que je jouais jusqu'à présent avec un Callaway. Vu ma taille (1m77) et ma puissance, ce nouveau driver me permet d'avoir plus de run (une balle qui roule plus après le contact avec le sol, NdlR) tout en volant toujours autant (...) Il existe une véritable guerre des marques à ce niveau, Callaway venant de sortir aussi à son tour son nouveau driver révolutionnaire...»

© Les Sports 2004