Golf

Philippe Relecom terminera son deuxième mandat de président de la Fédération royale belge de golf (FRBG) en avril prochain. Son fauteuil sera alors attribué à un membre néerlandophone comme le veut la règle de l’alternance linguistique.

Monsieur Relecom, terminer son mandat avec un tel résultat de Thomas Pieters en Ryder Cup, on imagine que cela doit vous réjouir ?

Pour la Belgique, il est clair que c’est un honneur. On ne peut que féliciter des sportifs sympas et travailleurs qui ont pu saisir leur chance. Après, je ne suis pas très nationaliste, dans le sens où je vois mon sport au-delà des frontières. Donc je mettrais plutôt l’accent sur l’apport d’un jeune talent comme Thomas Pieters pour le golf au niveau mondial.

Quel rôle a tenu la fédération dans l’avènement de joueurs comme Colsaerts, Pieters ou Detry que certains médias étrangers appellent "les exceptions belges" ?

Nous avons un rôle d’accompagnant pour les jeunes talents dès l’âge de 6 ans. Ensuite, nous les redirigeons vers les équipes régionales et nationales des jeunes. Ce qui est important pour nous, c’est que chacun reçoive sa chance. C’est vrai qu’il y a les Pieters, Colsaerts et Detry, mais il y en a encore d’autres qui suivent. Après, nous n’avons pas les moyens de les chaperonner tous au niveau individuel. Voilà pourquoi nous les poussons à créer leur propre cellule et les encourageons à accepter des opportunités telles que les bourses d’université américaines, lorsqu’elles frappent à la porte.