Golf

Oakmont. Cette ville de Pennsylvanie vous est probablement inconnue... ou vous laisse peut-être un vague souvenir. Elle fera à nouveau le tour du monde d'ici quelques heures, vu que son Country Club sera le théâtre, de jeudi à dimanche, de l'US Open, deuxième levée du Grand Chelem 2007.

Ce parcours, un par 70 long de 6610 mètres, accueille le gratin du golf mondial pour la huitième fois, la dernière remontant à l'édition de 1994. A l'époque, c'est un certain... Ernie Els qui s'y était imposé, le Sud-Africain y ayant remporté la première de ses trois victoires dans un Major après avoir battu en play-off sur 18 trous l'Ecossais Colin Montgomerie et l'Américain Loren Roberts.

Ce parcours, créé en 1903 et réputé pour ses nombreux bunkers (180 au total), est considéré comme l'un des plus beaux et des plus difficiles des Etats-Unis. Son trou n°8 est le plus long par 3 de l'histoire de ce Major (263 mètres), et le trou n°12 le plus long par 5 puisqu'il mesure tout simplement... 610 mètres ! Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si ce parcours a couronné des champions de la trempe de Ben Hogan (1953), Jack Nicklaus (1962) ou autre Larry Nelson (1983).

Les Américains seront grandissimes favoris sur leurs terres, alors qu'ils seront au nombre de 89 parmi les 156 participants. S'il faut citer Phil Mickelson, David Toms ou Jim Furyk, difficile de ne pas pointer Tiger Woods, douze fois vainqueur en Grand Chelem, dont deux US Open.

Le numéro un mondial tentera d'y redorer pleinement son blason, lui qui, pour la première fois de sa carrière, n'avait pas passé le cut en Grand Chelem l'an dernier sur le parcours de Mamaroneck, où il était perturbé - il est vrai - par le récent décès de son père. Il y laissa le champ libre au jeune australien Geoff Ogilvy, alors vainqueur contre toute attente.

Ce dernier partagera sa partie avec le "Tigre" jeudi et vendredi, tout comme l'amateur écossais Richie Ramsay, vainqueur de l'US Open amateur l'an dernier. Zach Johnson, vainqueur-surprise du Masters d'Augusta en avril, partagera également une partie intéressante en compagnie d'Ernie Els et de Padraig Harrington.

Quid de l'Europe ?

L'Irlandais, récent vainqueur de l'Irish Open, sera l'un des principaux atouts au niveau européen, toujours à la recherche d'un succès en Grand Chelem en ce début de troisième millénaire. La dernière victoire européenne remonte en effet à celle de l'Ecossais Paul Lawrie lors du British Open 1999.

Sergio Garcia sera également à suivre, tout comme l'Ecossais Montgomerie (auteur d'un double-bogey fatal l'an dernier sur l'ultime trou à Mamaroneck), les Anglais Luke Donald, Ian Poulter et Paul Casey, tandis que Lee Westwood, qui a commis deux quadruples bogeys samedi à Vienne, avait sans doute déjà sa tête en Pennsylvanie, lui qui a renoué avec le succès il y a un mois en Andalousie.

Sans oublier l'imperturbable fidjien Vijay Singh et Retief Goosen, double vainqueur de l'épreuve, toujours au rendez-vous dans les grands moments même si le Sud-Africain se fait particulièrement discret depuis le début de la saison sur le PGA Tour US.