Golf

Les vacances sont encore loin pour Thomas Pieters. Preuve en est, il a déjà migré des Etats-Unis vers le célèbre Old Course de Saint Andrews en Ecosse en vue de l’Alfred Dunhill Links Championship (European Tour) qui débute ce jeudi. Entre deux entraînements en vue de cette nouvelle étape de l’European Tour, le golfeur a pris le temps de répondre aux nombreuses questions des médias belges, par conférence de presse téléphonique. L’occasion pour l’Anversois de revenir sur sa prestation en Ryder Cup, qui lui a peut-être permis de prendre une nouvelle dimension dans le monde du golf.

Thomas Pieters, comment vous sentez-vous depuis ces quatre points gagnés qui vous ont élevé au rang de meilleur rookie européen de l’histoire de la Ryder Cup ?

C’est très difficile pour moi de parler de ces quatre points car nous jouions en équipe et nous avons perdu. Je suis très fier du résultat sur le plan individuel et heureux de ces congratulations; mais si je rends une carte de 78 au prochain tournoi, les compliments disparaîtront. Il faut donc relativiser cette performance.

Vous avez débuté le vendredi matin avec Lee Westwood avec lequel vous avez perdu le foursome, avant d’enchaîner par une victoire en four-ball avec Rory McIlroy. De l’un à l’autre, vous sembliez transfiguré. Comment l’expliquer ?

Il faut reconnaître que Lee Westwood n’a pas connu sa meilleure semaine. C’est surtout dommage pour cet excellent golfeur car une Ryder Cup, c’est toujours un moment spécial. Rory est quant à lui un joueur du top niveau mondial. Ca m’a beaucoup aidé de jouer avec lui, pour la confiance aussi.

Est-il devenu l’un de vos meilleurs amis ?

Non, mes meilleurs amis sont en Belgique (rires). Mais c’est devenu un bon copain et on va sans doute garder de bons contacts.

Vendredi après-midi à Hazeltine, vous avez rencontré Tiger Woods. De quoi avez-vous parlé ?

C’était très cool de discuter avec lui. Mais pour être franc, nous avons seulement bavardé, nous n’avons pas parlé de choses très sérieuses.

Est-ce que cette semaine si particulière passée aux Etats-Unis vous donne envie de repartir outre-Atlantique et migrer vers le circuit américain (PGA) ?

Mon opinion n’a pas changé à ce sujet. En disputant les majeurs comme le Masters, j’ai l’occasion de passer un peu de temps là-bas. Mon objectif serait d’allier dans mon programme circuits américain et européen, et donc de rester une bonne partie de la saison sur le vieux continent.