Golf

De retour du sultanat d’Oman, où il a été promu au rang de nouveau joueur de l’European Tour, Thomas Detry savoure le moment. Le voilà, à 23 ans, élevé dans la même division que Thomas Pieters et Nicolas Colsaerts. La Champions League du swing !

Un véritable exploit pour ce jeune Bruxellois qui est passé par la filière universitaire américaine avant de se lancer dans le golf professionnel en juin dernier.

Il n’aura d’ailleurs guère le temps de se reposer sur ses lauriers. La saison 2017 de son nouveau circuit débute, en effet, début décembre en Afrique du Sud. C’est déjà demain ! A l’occasion d’un entretien à bâtons rompus, il évoque sa situation et ses ambitions.

Avez-vous ressenti une tension particulière lors de ce dernier tournoi de la saison à Oman ?

Oui. L’enjeu était grand et ma promotion ne tenait qu’à un fil. C’était la première fois que je me retrouvais dans une telle situation. Il y avait à la fois du stress et de l’impatience. Tout ne s’est pas trop bien mis. J’ai raté beaucoup de putts. Il y avait à la fois, dans mon jeu, de la frustration et une forme de fatigue mentale. Et, pour tout compliquer, je dépendais des résultats de mes adversaires. Heureusement, à l’arrivée, j’ai pu garder ma place dans le Top 15 du classement général du Challenge Tour. C’était l’essentiel !

Vous êtes pro depuis cinq mois à peine et vous n’avez donc disputé que la moitié des tournois de la saison. Pensiez-vous pouvoir relever le défi aussi vite ?

Avec mon coach Michel Vanmeerbeek, on s’était donné deux ans pour accéder à l’European Tour. Mais j’ai vite compris que je pouvais y arriver plus rapidement. Après deux tournois, je sentais que j’avais les moyens de combler mon retard. Je passais les cuts facilement. Ma victoire au Brigestone, en Angleterre, a ensuite tout accéléré, jusqu’au dénouement d’Oman.

Grâce à des wild-cards, vous avez eu l’occasion de jouer deux fois cette saison sur l’European Tour, en France et aux Pays-Bas. Quelles sont les grandes différences avec le Challenge Tour ?

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