Tiger Woods a encore frappé !

Philippe Lacourt Publié le - Mis à jour le

Golf

Avec cette intelligence tactique qui le caractérise quand il convient de jouer le coup parfait au moment le plus crucial, Tiger Woods s’est armé de son fer 9 pour loger sa balle à moins de deux mètres du drapeau. Sur ce trou 18 du parcours planté à Bethesda, dans le Maryland, plus aucun des milliers de spectateurs ne doutait, alors, que le Tigre allait signer son troisième titre de la saison. Après l’Arnold Palmer Invitational en mars et le Memorial en juin, en devançant dimanche son compatriote Bo Van Pelt de deux coups grâce à une carte de 69 (2 coups sous le par), il s’adjugeait effectivement le National, où il ne s’était plus imposé depuis 2009.

"Quelle semaine incroyable ! Quand je pense qu’il y a eu une époque où des gens disaient que je ne regagnerais jamais un titre. C’était il y a seulement six mois."

Ce succès, le 74e de sa carrière, lui vaut aussi de dépasser Jack Nicklaus pour devenir seul le deuxième joueur le plus titré sur le circuit PGA derrière Sam Snead (82). Plus que jamais, donc, Tiger Woods se rapproche de la légende, lui qui rêve de rejoindre puis de dépasser Sam Snead et son incroyable record.

Mais Woods a encore l’ambition de s’imposer dans une levée du Grand Chelem, lui qui en comptabilise déjà 14 pour 18 à Nicklaus. Or, voilà que se profile à l’horizon le British Open, qu’il a déjà remporté à trois reprises. "C’est le joueur qui a remporté trois tournois sur trois parcours différents cette saison. Il était en tête de l’US Open après deux tours, je dirais donc que c’est lui le meilleur joueur en ce moment" , a d’ailleurs souligné son dauphin, Bo Van Pelt, trahi par un bogey au trou 17.

Woods, en effet, semble s’être accommodé de son nouveau swing tout en ayant évacué les méfaits de la médiatisation de ses infidélités conjugales. Et avec l’appui d’un public qui lui a pardonné ses frasques, on ne doute pas que sa série de succès, en 2012, va bientôt connaître une douce inflation.

Publicité clickBoxBanner