Tiger Woods face aux Britanniques

Hugues Feron Publié le - Mis à jour le

Golf Éclairage

Tiger Woods sera à nouveau le favori numéro un du British Open, disputé de jeudi à dimanche sur le Links "Old School" du Royal Lytham&St. Annes, sis près de Blackpool, sur les côtes anglaises au nord de Liverpool. Cependant, l’ex n°1 mondial n’a plus gagné un "Major" depuis quatre ans, sa quatorzième et dernière victoire en Grand Chelem remontant à l’US Open 2008.

L’Américain de 36 ans s’est préparé spécifiquement ces dernières semaines pour "The Open", alors que l’on annonce des conditions climatiques particulièrement difficiles (vent et pluie) lors des quatre jours de compétition. Dans ce cadre, comme le signalait Nicolas Colsaerts dans notre édition d’hier, il faudra être capable de dompter les éléments, le principal étant de toucher un maximum de fairways en jouant "sous le vent", vu que l’épais rough détrempé et les quelque 206 bunkers, judicieusement placés (of course .) s’annoncent diaboliques.

A ce petit jeu, Woods a déjà démontré par le passé qu’il pouvait se montrer très fort, comme ce fut le cas notamment lors de la dernière de ses trois victoires dans un British Open, en 2006 à Hoylake. Il n’y avait en effet quasiment jamais sorti son driver, frappant quasiment tous ses teeshots avec un fer 2 ou un fer 3. Du grand art !

Woods sera peut-être aussi inspiré par le fait que des Américains se sont imposés lors des deux dernières éditions disputées au Royal Lytham, à savoir Tom Lehman en 1996 et David Duval en 2001. A noter pour l’anecdote que ces deux derniers joueurs ont disputé leur dernier parcours d’entraînement ce mercredi en compagnie de Nicolas Colsaerts. Un signe ?

De son côté, Woods, qui a changé son swing ces dernières semaines afin de soulager principalement son genou qui l’a conduit quatre fois sur la table d’opération, a connu des hauts et des bas depuis le début de la saison. L’ex-n°1 mondial s’est en effet imposé à trois reprises : à l’Arnold Palmer Invitational fin mars, au Mémorial début juin, puis à l’AT&T National au début de ce mois. Des performances qui lui ont permis de remonter à la quatrième place mondiale, derrière le trio européen formé par Luke Donald, Rory McIlroy et Lee Westwood. Mais, dans le même temps, Woods a aussi raté le cut à deux reprises, notamment il y a quinze jours au Greenbrier Classic, alors qu’il a été décevant lors des deux premiers Majors de l’année, avec une 40e place au Masters et une 21e à l’US Open.

Quoi qu’il en soit, ils seront nombreux à espérer barrer la route du Tigre. A commencer par la colonie anglaise, qui compte mettre fin à 43 ans de disette lors du British Open. Luke Donald et Lee Westwood sont ainsi toujours capables d’ouvrir (enfin) leur compteur personnel en Grand Chelem, tout comme Ian Poulter ou Justin Rose. Le Nord-Irlandais McIlroy, dans le creux de la vague ces dernières semaines, espère également revenir à l’avant-plan, tout comme son compatriote Darren Clarke, vainqueur à la surprise générale l’an dernier à Sandwich.

A noter que les Américains détiendraient les quatre titres majeurs en cas de victoire dimanche. Keegan Bradley (US PGA 2011), Bubba Watson (Masters 2012) et Webb Simpson (US Open 2012) seront d’ailleurs de la partie à partir de ce jeudi

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