Tiger Woods seul sur sa planète

Mig.T. Publié le - Mis à jour le

Golf

Décembre est traditionnellement le mois le plus creux sur la scène golfique internationale. Certes, on rejoue déjà sur l'European Tour (l'Anglais Paul Casey et l'Écossais Colin Montgomerie ont gagné les deux premiers tournois... 2006, en Chine et à Hong-Kong). Certes, quelques épreuves très rémunératrices au parfum d'exhibitions ont lieu ici ou là (Jim Furyk a fêté Noël avant l'heure en remportant le Skins Game de La Quinta et le tournoi de Sun City). Mais, dans l'ensemble, les champions savourent quelques moments de repos et préparent tranquillement la nouvelle saison.

Décembre, c'est donc l'heure des bilans de l'année. Nous évoquions, la semaine dernière, les prestations des joueurs belges. Place, cette fois, aux champions étrangers...

Seul sur son nuage

A tout seigneur, tout honneur. L'homme de l'année s'appelle indiscutablement Tiger Woods. L'Américain a survolé la saison de toute sa classe, remportant deux tournois du Grand Chelem (Masters et British) et terminant deuxième de l'US Open et quatrième de l'USPGA. En prime, il s'est adjugé le Buick Invitational, le Ford Championship, le NEC Invitational et l'American Express Championship! Cerise sur le gâteau: Tiger termine, bien sûr, l'année numéro un mondial, plus fort que jamais et plus riche de 10 millions de dollars (rien qu'en prize money)!

A trente ans (il les fêtera le 30 décembre prochain), Woods n'a jamais semblé aussi fort, aussi solide, aussi serein. Ses statistiques de l'année en disent long sur sa forme du moment. Sa moyenne de score (68,66) est la meilleure du circuit. En 2005, Tiger a drivé à près de 300 mètres de moyenne, a atteint 69,9pc des greens en régulation, a signé une moyenne de 1,7 putt par trou et a réussi un birdie tous les 4 trous! Voilà qui laisse rêveur lorsqu'on connaît la difficulté des parcours du PGA Tour.Où s'arrêtera le héros black des greens? Nul ne le sait. De son propre aveu, Tiger Woods n'a plus qu'un véritable défi à relever: battre le record de Jack Nicklaus, lauréat de 18 Majors durant sa carrière. Pour l'heure, le «Tigre» en compte dix (4 Masters, 2 US Open, 2 British, 2 USPGA) à son tableau de chasse. Secrètement, il rêve sans doute aussi de remporter les quatre tournois du Grand Chelem la même année et de rejoindre dans l'histoire le légendaire Bobby Jones (qui avait réussi cet exploit, comme amateur, en 1930). Mission impossible? Pas sûr avec un tel champion.

Tous derrière!

Derrière le «Maître», chacun doit se contenter des places d'honneur. Si brillant en 2004 (où il avait remporté 10 tournois sur le circuit américain), le Fidjien Vijay Singh n'a pas vraiment confirmé. Certes, il a gagné 4 tournois mais il n'a pas réussi, en revanche, à s'imposer dans un Major (5e au Masters, 6e à l'US Open, 5e au British, 10e à l'USPGA). Qu'on se le dise: à 42 ans, il n'a pas dit son dernier mot...

L'Américain Phil Mickelson a sauvé sa saison en remportant, de superbe façon, l'USPGA tandis que le Néo-Zélandais Michaël Campbell s'est révélé au monde en s'adjugeant l'US Open au terme d'un superbe duel avec Tiger Woods.

Au chapitre des déceptions, citons Ernie Els et Sergio Garcia. Le Sud-Africain n'a pas répondu à l'attente (47e du Masters, 15e de l'US Open, 34e du British) et sa grave blessure au genou, qui l'a privé de la deuxième moitié de la saison, n'a évidemment rien arrangé. Quant à l'Espagnol, il tarde à confirmer son statut de «grand adversaire de Tiger». Souvent placé, il peine à s'imposer dans les grands rendez-vous et court toujours derrière son premier titre majeur. Faute d'améliorer son putting, il éprouvera les pires peines à renverser la tendance.

Mais rappelons qu'il n'a que... 25 ans! C'est un gamin!

© Les Sports 2005

Mig.T.

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