Hockey Si le hockey a le vent en poupe depuis une dizaine d'années, beaucoup de gens découvrent encore ce sport à la faveur de grands évènements comme les Jeux Olympiques en 2016 ou l'Euro, qui se joue actuellement aux Pays-Bas. 

Et à ces occasions, toujours les mêmes questions : Pourquoi y a-t-il faute ? Pourquoi n'y a-t-il pas but ? Qu'est-ce qu'une carte verte ? Et encore bien d'autres... On fait le point !

Un stick... à une face !

Lors d'un match de hockey, les acteurs (exceptés les gardiens) ne peuvent pas toucher la balle du pied au risque de concéder une faute. Mais ils ne peuvent pas non plus le toucher avec les deux côtés du stick. D'un côté, le stick est plat, de l'autre, il est arrondi. La balle ne peut toucher que le côté plat, au risque que le joueur soit pénalisé d'une faute pour "back stick". Notons là une différence avec le hockey sur glace où les deux faces du stick sont utilisables.
© Philippe Demaret

Être dans le cercle pour marquer

Cette règle est essentielle : un but n'est valable que si la dernière touche de la balle a été effectuée dans le cercle. Ainsi, inutile de frapper de très loin, comme au football... sauf si un coéquipier, un défenseur ou le gardien dévie la balle dans le but.

Jeu dangereux

C'est l'une des fautes les plus courantes en hockey. Dans de nombreuses situations, une balle en l'air sera considérée comme un "jeu dangereux" si elle implique un mouvement d'esquive d'un adversaire. Ainsi, dans le cercle, une balle en l'air, même lorsque c'est le gardien qui la dévie, sera considérée comme un jeu dangereux. Il reste deux exceptions à cela : lorsqu'un attaquant tire au but, il peut, bien sûr, tirer où il veut. Deuxième exception dans le cas où un joueur a le champ libre devant lui, il peut tenter un flick (voir ci-dessous). 

Une balle en l'air ? L'adversaire à 5 mètres

Il arrive à certaines occasions qu'un joueur tente un "flick", c'est-à-dire d'envoyer la balle en l'air à destination d'un coéquipier. Mais dans ce cas, seul le premier joueur à arriver dans la zone de retombée de la balle peut la recevoir et la contrôler. L'adversaire doit conserver une distance de cinq mètres.

Carton vert, jaune ou rouge ?

Par rapport au football, les arbitres de hockey ont une couleur de carton en plus. Et chaque carton implique une suspension, temporaire ou non, du joueur fautif. Le carton vert implique une exclusion du jeu de 2 minutes, le carton jaune une exclusion de minimum 5 minutes et le carton rouge une exclusion définitive.

Le pénalty-corner (PC)
© Demaret Philippe

Comme en football, un faute commise par la défense dans la zone proche de leur but, le "cercle", impliquera une sorte de pénalty. Ainsi, une faute dans le cercle mais aussi une faute volontaire dans les 23 mètres, la zone autour de ce cercle, donnera aux attaquants un pénalty-corner.

En hockey, lors d'un pénalty corner, les attaquants envoient la balle depuis la ligne de but, cette balle doit sortir du cercle pour pouvoir être frappée vers le but. Du côté des défenseurs, ils ne peuvent être que cinq à défendre, y compris le gardien. Les autres, se trouvent dans l'autre moitié de terrain.

L'arbitrage vidéo

Si les joueurs pensent que les arbitres ont fait une erreur, ils peuvent contester la décision en réclamant l'arbitrage vidéo, une fois par mi-temps. C'est théoriquement le capitaine qui prend contact avec l'arbitre. Il lui porte une réclamation claire, sous forme de question. L'arbitre analyse alors les images vidéo et peut prendre trois décisions : 
  1. Le joueur a raison, l'arbitre corrige sa première décision et le joueur conserve son recours à la vidéo.
  2. Le joueur a tort, il perd son recours à la vidéo et la première décision est maintenue.
  3. L'arbitre vidéo n'est pas dans la capacité de décider, la décision de l'arbitre de terrain est maintenue et le joueur garde son recours à la vidéo.