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DRAGONS 2 - LÉOPOLD 3
La leçon de réalisme du Léo
Gregory Matgen
Mis en ligne le 03/11/2008
Les semaines se suivent et se ressemblent pour le Dragons qui enchaîne les déconvenues depuis quatre semaines. Son dernier succès remonte à la première journée de championnat face au Pingouin. Leurs bourreaux du jour sont les joueurs du Léo. Ces derniers ont réservé aux Anversois une mise au tapis des plus cruelles.
Les Bruxellois décidèrent, en effet, de prendre immédiatement le taureau par les cornes. Plus agressifs, les Léonins déflorèrent rapidement la marque. L’ouverture du score, sur pc, dès la 5e minute de jeu, fut l’œuvre d’Anthony Herman (0-1). A peine la balle remise en jeu, le Léo récidivait par l’entremise, cette fois, de Martin Vanderborght (0-2). Il n’en fallait pas plus pour instaurer le doute dans les têtes des hommes de Mick Beunen, déjà fragilisés par leur pénible entame de championnat.
La première réaction du Dragons provint du stick de David Kosoof mais sa frappe fit office de simple échauffement pour Matthieu Van Beneden, le gardien de but ucclois. Celui-ci allait être mis, maintes fois, à contribution au cours de la partie. En effet, à partir de la vingtième minute de jeu, le Léo ne pointa quasi plus le bout de son nez dans le cercle opposé, abandonnant l’initiative au Dragons qui reprenait doucement du poil de la bête.
Ce petit jeu tourna pendant longtemps à l’avantage des Bruxellois qui dressèrent un rideau défensif, imperméable aux assauts des joueurs visités. Le dernier rempart du Léo, Van Beneden, se chargeant d’en combler les éventuelles fuites. Jérôme Dekeyser, le meilleur buteur du Dragons, en fit plusieurs fois les frais. Ses diverses tentatives sur pc ne furent que prétextes à mettre en exergue la forme du jour du portier ucclois.
La muraille léonine finit, toutefois, par s’effriter. La pluie, qui commençait à se mêler aux débats, ne pouvait en être la seule raison. La pression du Dragons qui avait installé ses quartiers depuis le début de la seconde période dans le camp ucclois, se fit, en effet, insoutenable pour le Léo. Le verrou sauta une première fois à la 51e. Une passe en retrait de Thys trouva Thierry Stumpa qui aligna Van Beneden (1-2). Sept minutes plus tard, Dekeyser propulsa, enfin, un pc au fond des filets, ramenant par la même occasion son équipe à égalité (2-2). On se demandait, alors, comment les Ucclois allaient pouvoir stopper l’hémorragie. C’était sans compter sur un dernier pc obtenu malicieusement par Ruytinx dans les arrêts de jeu. M. Vanderborght pouvait se charger de sonner le glas (2-3).
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