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Laurent Mis: "Bien sûr qu’on y croit !"
Jean-François Jourdain
Mis en ligne le 01/12/2011
Avec sept points de retard sur le premier et quatre sur une équipe lancée à folle allure - le Pingouin n’a perdu que deux points depuis sa défaite lors de la journée initiale - la situation du Well semblait peu enviable à la mi-championnat. Mais il a suffi que l’Orée laisse tomber deux points imprévus au Langeveld pour que l’espoir renaisse avenue d’Hougoumont. "Bien sûr qu’on y croit !" annonce Laurent Mis, son buteur attitré car tireur de pc. "Jusqu’ici nous avons systématiquement foiré dans nos confrontations directes avec nos concurrents, mais il suffira d’inverser la tendance au deuxième tour. A part Amaury De Cock et Xavier Brooke, qui tournent autour de la trentaine, notre équipe est très jeune et manque un peu de planches : quand cela ne tourne pas, nous nous énervons trop vite, nous devenons négatifs et nous cessons de jouer au hockey. Alors quand on joue contre une équipe solide, elle en profite."
Laurent Mis, qui étudie les sciences éco en première année à Louvain-la-Neuve - dans le même auditoire que Nicolas Dumont - est un pur produit du Well. "Enfin, pas à 100 %" sourit-il. "Quand j’avais trois ans, je me suis inscrit au Racing avec mon meilleur ami, qui y évolue toujours. Mais on était trop petits, on ne voulait jouer qu’à deux et pas avec le reste de l’équipe. Il fallait que quelqu’un de nous deux arrête, et ce fut moi. J’ai ensuite joué au foot à Verrewinkel, mais le virus du hockey m’a repris quand j’avais 8 ans et je suis arrivé au Well, que je n’ai plus quitté."
Depuis longtemps, Laurent a appris à tirer des pc, même si les saisons précédentes c’était l’international argentin Ignacio Bergner qui était premier choix. "Mais tous les Argentins qui sont passés par le Well m’ont appris leurs trucs, et je me suis aussi entraîné avec Toon Siepman. Pour l’instant cela rentre bien, mais c’est aussi dû au fait que la plupart des gardiens de D1 ne sont pas top. Je suis bien conscient que si je ne gagne pas en masse musculaire, la saison prochaine en DH il ne rentrera plus."
La DH, on en parle donc ouvertement au Wellington. "Nous avons commencé la saison avec l’objectif d’être champions. Jusqu’ici, je dois dire que je trouve le niveau moins fort qu’il y a trois ans. On gagnait péniblement à l’époque, alors qu’aujourd’hui ça roule. En fait, seules deux équipes m’ont fait une forte impression jusqu’ici : le Victory, qui nous a mené la vie dure, et le Pingouin qui est un peu notre bête noire. C’est d’ailleurs à Nivelles que nous avions jeté notre maintien la saison dernière. Mais l’Orée, non, pas vraiment... Je suis persuadé que nous pouvons toujours être champions."
Avec tous les départs en début de saison, inévitables dans le contexte d’aujourd’hui où tout le monde veut jouer en division d’Honneur, il a fallu reconstruire l’équipe. "C’est clair que nous jouons différemment depuis le départ de Bergner en défense. Il apportait de la stabilité, de la rigueur et il avait une excellente longue passe. Nous jouons moins avec nos défenseurs centraux et en longues passes. C’est un autre système de jeu mais il est aussi efficace et nous avons une des meilleures défenses de la série." Et si la lutte à trois ne faisait que commencer ?
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