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héraklès et uccle sport
Deux coaches sur la sellette
jean-françois jourdain
Mis en ligne le 23/10/2008
interview croisée
Bart van Lith est le premier coach de division d'Honneur à s'effacer, mais d'autres coaches se font actuellement du souci au sujet de leur mauvais début de saison. Nous avons posé les mêmes questions à Fred Collignon (Héraklès) dont la défense est la plus poreuse de l'élite et à Vincent Van Gucht (Uccle) dont l'attaque est la moins productive de DH...
Votre début de saison est en dessous des espérances. Quelles en sont les causes ?
FC : J'avais mis en garde le groupe dès le départ contre l'excès de confiance. Tout a trop bien tourné la saison dernière; aujourd'hui, c'est le retour du balancier. En outre, depuis trois matches, la balle roule vraiment contre nous. Nous méritions de gagner aussi bien contre l'Orée que contre Uccle.
VVG : Nous avons eu un début de saison difficile, avec le "Top 3" de la saison dernière aux trois premières journées. Nous nous en étions tirés avec 3 sur 9, ce qui était bon, même si la manière ne suivait pas toujours. Nos deux prestations suivantes, contre des équipes à notre portée, ont été en dessous du niveau espéré. On marque peu, nos meilleurs joueurs sont en méforme et nous cherchons encore notre composition d'équipe idéale.
Est-ce la politique de transferts qui est en cause ?
FC : Non, notre style n'a pas changé avec l'arrivée de deux joueurs. Nous savions que nous serions plus efficaces sur pc, mais ce n'est pas cela qui clochait la saison dernière. Il me manque en réalité un vrai milieu-milieu. VVG : Il fallait compenser le départ des deux Stoupel. Le dash de Philippe à l'attaque nous manque particulièrement. Nous avons tourné nos regards vers deux anciens joueurs du club, Debroux et Dekelver, ainsi que vers un bon copain de ce dernier, Demaret, qui voulait s'essayer en DH. Gonzague Lefere voulait quant à lui du temps de jeu, c'est lui qui nous a rejoints.Les ambitions n'étaient-elles pas trop élevées ?
FC : J'avais prévenu dès le mois d'aout qu'il ne fallait pas surestimer nos possibilités : l'an dernier nous jouions le maintien, c'est encore le cas ! Aujourd'hui, la concurrence est plus forte et les jeunes doivent apprendre à se battre pour leur place. Quelques joueurs ne sont pas dans leur meilleure forme. Nous avons pris des gros scores, mais quand on est mené 3-1, je veux qu'on donne tout pour revenir, même si on perd 6-1. VVG : Quand on pratique un sport de compétition c'est pour terminer le plus haut possible ! Peut-être que cela se retourne contre nous, car nous avons eu tendance à prendre les deux derniers matches quelque peu à la légère. Nous sommes montés sur le terrain avec une mauvaise mentalité.Vous sentez-vous soutenus par votre direction ?
FC : Il y a eu une réunion lundi soir, au cours de laquelle on m'a clairement mis la pression. Je ne trouve pas ça forcément juste, même si je réalise bien que 2 sur 15, c'est insuffisant. Mais trois fois de suite nous avons été pénalisés par l'arbitrage, sinon nous aurions déjà 4 ou 6 points de plus... VVG : J'ai été chez mon président après le dernier match et je lui ai dit que j'avais l'impression que mes messages n'étaient pas passés. Mais il a refusé ma démission. L'ensemble du noyau a d'ailleurs dit que le problème ne se situait pas au niveau du coaching...
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