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Division 1
Un écart qui se creuse ?
Thomas Lejeune Debarre
Mis en ligne le 09/09/2010
L’écart entre la Division d’Honneur et son antichambre se creuse-t-il petit à petit ? La question se pose chaque mois de septembre, et trouve une réponse tantôt positive, tantôt négative. Toujours est-il que certaines équipes frappent fort.
Ainsi, tous les regards seront tournés vers Uccle Sport. L’année dernière, ils furent nombreux à critiquer l’absence de politique sportive du vénérable club bruxellois. Douze mois plus tard, Luc Zimmer et son équipe ont appris de leurs erreurs. Le staff ucclois, composé de Robin Geens, enfant de la maison, et de l’Australien David Vinner, a pour mission, non pas seulement de ramener les Merles au plus haut niveau, mais également d’installer cette équipe dans le top 6 de la DH. Pour ce faire, Nicolas Sinia, Pilou Maraite, Alaric Dekelver et Federico Orlando rejoignent la chaussée de Ruisbroek.
Le berceau du hockey belge pourra vibrer également aux exploits des "anciens" du Léo : la 3e équipe du Léo (qui est en fait "Léo 2", mais qui a dû laisser son chiffre à l’équipe réserve), a attiré Letier, Denis et Ch. Moraux. Promus, les Léonins se réjouissent de l’arrivée de ces renforts, mais restent réalistes : "Notre objectif demeure, évidemment, le maintien. A part les 3 premiers, qui seront sans doute trop rapides pour nous, on peut battre tout le monde. En tous cas, nous sommes enthousiastes", commente le coach Nicolas Van Dievoet.
Sur le même terrain, le Langeveld s’apprête pour sa part à vivre une saison "sans prétention". Enregistrant lui aussi quelques arrivées de choix, dont Jérémy Zembsch et l’excellent gardien Stéphane Moraux, le Lang’ vise "seulement" une 7e ou une 8e place, "tout en accrochant quelques gros poissons", pour citer Anthony Delhauteur.
A Woluwe aussi, on aura droit à un derby ! L’Orée et l’Ombrage n’auront cependant pas les mêmes ambitions, du moins à court terme : les coéquipiers de Lionel Sempoux et des jeunes promesses ayant participé activement aux Jeux olympiques de la jeunesse cet été, auront à cœur de retrouver l’élite et de s’y réinstaller durablement. Pour les y aider, l’Orée a traversé l’Atlantique : deux Chiliens et deux Américains rejoignent la drève des Brulés.
Du côté de l’avenue Parmentier aussi, on confie vouloir gouter à nouveau aux joies de la Division d’Honneur. Mais pas pour tout de suite : "Le noyau a beaucoup évolué cet été, et l’intégration des nouveaux éléments suit son cours. Evidemment, nous voulons faire beaucoup mieux que la saison dernière", explique Bastien Leflère. "L’objectif cette année est de retrouver le top 6."
Avec 8 clubs en lice en Division 1, nous n’avons pas terminé notre tour de la capitale ! Deux valeurs sûres de la saison dernière rempilent avec des ambitions élevées : à Molenbeek, le Daring, toujours sous les ordres de Sébastien Roland, souhaite ardemment retrouver le gratin... sans passer par la case barrages ! Cet objectif en tête, les Daringmen devront gagner en régularité. Ce à quoi les aideront les 6 renforts annoncés, parmi lesquels figurent Geoffroy Cosyns, de retour au bercail et l’Aussie Jake Burns.
Au White Star, après une belle 4e place la saison dernière, les ambitions restent inchangées : "Il ne faut pas avoir d’ambitions démesurées lorsqu’on a un groupe jeune", plaide Michel Van Strydonck. "En ce qui nous concerne, nous voulons terminer le plus près possible du top 4." Le noyau est stable : mis à part Quentin Noël qui arrête, et un départ en Erasmus, tout le monde est fidèle au poste. Le White enregistre par ailleurs les arrivées de 3 joueurs.
Dernier club bruxellois soumis à l’analyse, l’Amicale Anderlecht n’a elle non plus pas d’ambitions démesurées. Avec un effectif qui reste très stable et dont la seule inconnue constitue les blessures de deux éléments, "les ambitions sont les mêmes que la saison passée, à savoir s’assurer un maintien rapide et tutoyer le haut du tableau", commente le responsable sportif anderlechtois Jean-Jacques Conreur.
A côté de l’hégémonie bruxelloise, 3 clubs wallons donneront de la couleur à cette Division 1, avec toutefois des ambitions différentes. C’est à Wavre que réside la véritable inconnue de la Division 1 : le club de Lara, fondé en 1996 et qui a gravi très rapidement tous les échelons tant chez les jeunes que chez les Dames, a gagné son ticket pour la D1 en mai dernier. D’un côté, tout le monde prend les Brabançons au sérieux, de l’autre, la cuvée 2010-2011 sera peut-être trop corsée pour les coéquipiers de Laurent Balon-Perin, Alex de Chaffoy et Gaby Garreta.
Autre promu wallon, Namur affiche également une belle santé. Les Escargots perdent Viktor Pokorny. Ils enregistrent par contre l’arrivée d’un Pakistanais, d’un Argentin (Facundo Vargas) et de leur gardien parti l’an dernier à Nivelles mais qui, blessé, n’a pas pu jouer, Harold d’Hayer.
Dernier (ou premier) club wallon en lice, l’Old Club a vu beaucoup maigrir son noyau durant l’été. "Nous n’étions pas loin des premiers l’année passée", analyse l’inusable Jean-François Bourlet. "Et cette saison, l’Old Club comptera toujours parmi les équipes du top de Division 1, malgré un noyau plus restreint, et un banc moins solide que la saison dernière". En effet, quittent la maison liégeoise, Pilou Maraite, Charles Kunsch et Yannick Domken, le gardien Tasset range ses guêtres, et Gauthier Bouchat s’en va gouter au hockey andalou à Séville. Des juniors intègrent l’effectif, mais surtout, les Liégeois accueillent le milieu offensif kiwi Ray Smits, et gardent Asif Rana en leur sein.
Autre changement majeur : c’est le Nivellois Benoît Dautel qui prend le poste laissé vacant par Joeri Beunen.
Joeri Beunen qui, après plusieurs années passées à Liège, a rejoint le Victory, seul club flamand de cette Division 1. Le club d’Edegem connait quelques chamboulements dans son noyau, avec de nombreux départs, mais autant d’arrivées. Selon François Relik, "malgré les changements qui affectent le noyau, le Victory a pour objectif de jouer les barrages. Il faudra travailler les réglages en première partie de saison, sans toutefois perdre trop de points. C’est en deuxième partie de saison que l’équipe devra évoluer à son meilleur niveau."
Une chose est sûre, le niveau de la Division 1 ne cesse de grimper. Est-ce suffisant pour combler l’écart avec l’élite ? Réponse après les barrages !
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